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Les hôtels partent en guerre contre les sites de réservation

Expedia, Trivago, Booking, et autres sites de réservation d'hôtels en ligne sont dans le viseur d'une commission parlementaire qui juge certaines de leurs pratiques illégales.

Expedia, Trivago, Booking, et autres sites de réservation d'hôtels en ligne sont dans le viseur d'une commission parlementaire qui juge certaines de leurs pratiques illégales. - -

Une commission parlementaire a déclaré illégales, mardi 18 septembre, certaines pratiques des sites comme Booking ou Expedia. Les hôteliers estiment qu'elles ligotent littéralement leur profession.

Les sites de réservation en ligne, comme Booking ou Expedia, sont dans le collimateur de certains parlementaires. Plus particulièrement certaines de leurs pratiques vis-à-vis des hôtels. Une commission parlementaire a jugé illégale, mardi 17 septembre, "la clause de parité". Ses membres menacent de déposer un amendement au projet de loi sur la consommation pour les faire annuler. Une mesure que réclame le monde de l'hôtellerie avec insistance.

La clause de parité, expliquent les hôteliers, ligote littéralement leur profession. Elle prévoit notamment qu'ils ne peuvent pas louer une chambre à des prix moins élevés que ceux indiqués sur le ou les sites partenaires. Ce qui les empêche de procéder à d'éventuelles ristournes sur place.

30% de commission

Pas question non plus d'aménager ses tarifs en fonction du taux d'occupation de l'hôtel. Sauf à prendre le risque, si le site l'apprend, de voir le contrat de partenariat résilié.

Autre critique du monde hôtelier: le montant de la commission que reverse l'hôtel au site partenaire.

Elle est de 18% en moyenne, mais elle peut atteindre jusqu'à 30% du prix de la chambre. Les hôteliers refusent qu'un site contrôle les prix d'un établissement qui ne lui appartient pas.

Faces à ces reproches, les acteurs du net rétorquent qu'ils font vivre une profession qui, sans eux, aurait tout à apprendre du e-commerce pour rester visible…

Guillaume Paul