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Les films français à l'assaut de la Chine

Lors de sa sortie en Chine, Lucy, de Luc Besson a explosé les records de fréquentation.

Lors de sa sortie en Chine, Lucy, de Luc Besson a explosé les records de fréquentation. - Jessica Forde - Europacorp - TF1 Films productions – Grive productions

Une délégation française, encadrée par Unifrance, est à Pekin pour promouvoir le cinéma français. L'enjeu est colossal, car aujourd'hui, entre les quotas et la censure, très peu de films étrangers sont diffusés dans un pays qui compte pourtant 20.000 écrans.

Le succès de Lucy, qui a engrangé 20 millions de dollars de recettes en 3 jours, donne une idée du potentiel de la Chine pour le cinéma français.

Problème: des quotas limitent l’importation de films étrangers. Depuis vendredi et pour deux jours, une délégation de professionnels du cinéma, encadré par l'organisme Unifrance, est à Pékin pour tenter de lever les barrières. Une première rencontre franco-chinoise des professionnels du 7e art a eu lieu l’année dernière. La délégation française entend donc poursuivre les discussions pour favoriser la diffusion des films hexagonaux.

"La Chine autorise 60 films par an sur les écrans. Sur ces 60 il y en a 45 américains, donc il en reste une quinzaine pour le reste du monde", explique Jean-Paul Salomé, président d'Unifrance Films, à BFM Business. 

Et la part de la France s’est résumée à 7 films l’année dernière, essentiellement des blockbusters, à l’image du dernier Besson.

Promouvoir les films d'auteurs

Mais vue la dimension du pays, équipé de 20.000 écrans, la Chine est désormais, en recettes, la deuxième terre d'exportation pour le cinéma hexagonal, après les Etats-Unis.

En 2013, les films français ont accumulé plus de 5 millions d’entrées en salles. Un succès qui s’appuie notamment sur Un plan parfait de Pascal Chaumeil avec Diane Kruger et Dany Boon, et Colombiana produit par Europacorp et réalisé par Olivier Megaton.

La délégation française compte bien s’appuyer sur ces résultats plus que prometteurs pour obtenir le relèvement des quotas qui leur permettraient de sensibiliser le public chinois aux autres genres du cinéma français.

"On produit aussi des films qui sont des films d’auteurs, comme Benoît Jacquot ou encore Xavier Beauvois, qui pourraient eux aussi, à plus ou moins longue échéance, sortir aussi en Chine parce que là-bas il y a un public dans les villes, dans les villes étudiantes, un public CSP+, qui à un moment a envie de voir autre chose que des films hollywoodiens ou des grosses comédies", conclut Jean-Paul Salomé.

C.C. avec BFM Business