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Le Crillon met aux enchères 3.500 objets de luxe

Le palace parisien Crillon va vendre presque tout son intérieur, avant une fermeture de deux ans pour rénovation.

Le palace parisien Crillon va vendre presque tout son intérieur, avant une fermeture de deux ans pour rénovation. - -

Un petit peu de luxe parisien chez vous. Voilà ce que propose le Crillon, qui met en vente mobilier, vaisselle, uniformes et luminaires avant sa fermeture pour travaux.

Des casiers du concierge aux fauteuils Sonia Rykiel, en passant par les cheminées en marbre de style Louis XV ou un chariot à dessert, -presque- tout est à vendre. Le Crillon met aux enchères 3.500 pièces, avant sa fermeture pour rénovation.

Le célèbre palace parisien doit fermer ce dimanche 31 mars, et ne rouvrira qu’en 2015, après deux ans de travaux. Un accord social a été conclu entre la direction de l’hôtel et la CGT pour s’assurer du maintien de 365 salariés.

Concurrence accrue entre palaces parisiens

Les travaux prévoient l’installation d’une piscine et d’un spa en sous-sol, et une réduction du nombre de chambres. Avec 147 chambres et suites, le palace de la Place de la Concorde est déjà l’un des plus petits établissements de luxe parisiens.

Avant le Crillon, le Ritz, autre palace situé Place Vendôme, avait fermé ses portes le 1er août 2012 pour 27 mois de travaux. La concurrence s’accentue en effet entre les hôtels de luxe parisiens. Paris compte près d’une cinquantaine d’établissements classés cinq étoiles.

Trois beurriers pour 300 euros

Du 18 au 22 avril, le Crillon propose donc du mobilier, des luminaires, des tapis, de la vaisselle et autres. Mais acheter un petit bout du luxe parisien a un coût. Par exemple, la mise à prix d'un cendrier sur pied est estimé à 200 euros, celle de trois beurriers pour 300 euros, un uniforme de groom pour 300 euros, ou encore deux paires de rideaux à 2.000 euros.

L’exposition publique des 3.500 articles aura lieu du 12 au 16 avril, avant la vente aux enchères, du 18 au 22 avril. C’est la maison Artcurial qui a été choisi pour organiser la vente. Elle s’était déjà occupée de la vente aux enchères de mobiliers du George V.

> Tous les uniformes mis en vente


Crédits : © Stéphane Briolant

Cet uniforme de groom est estimé entre 200 et 300 euros. Le catalogue précise qu’il s’agit de l’uniforme d’été. Les uniformes d’hiver, ainsi que ceux des voituriers et des réceptionnistes, sont également mis en vente.

> Le piano-bar de César et la console de Starck


Crédits : © Stéphane Briolant

Cette console "Dark Super" en cristal, créée par Starck, et le piano-bar conçu par le sculpteur César, de style Art Déco vont également quitter le Crillon. Prix annoncé pour la console: entre 12.000 et 15.000 euros.

> Le mobilier extérieur également dans le catalogue

Crédits : © Stéphane Briolant

Deux jardinières en bois peint, pouvant accueillir des petits arbustes, seront mises à prix entre 150 et 200 euros. Cette statue de femme en pierre, qui ornait l'extérieur de l'hôtel, est, elle, estimée à entre 500 et 600 euros au départ. Enfin, l'enseigne extérieure "Hôtel de Crillon - Restaurant bar" coûtera entre 200 et 300 euros.

> La cave se vide de ses millésimes

Crédits : © Stéphane Briolant

Le Crillon ne se contente pas de vendre son mobilier. Il met aussi aux enchères son importante cave à vins et spiritueux. Pour ce champagne Dom Perignon de 1982 par exemple, comptez près de 400 euros la bouteille.

> Cheminées, grands lustres et pianos

Crédits : © Stéphane Briolant

Les plus intéressés peuvent aussi repartir avec murs et plafonds. Ainsi, cette cheminée "de style Louis XV", en marbre blanc veiné gris, est mise aux enchères à partir de 400 euros. Mais les acquéreurs doivent dans ce cas s'acquitter des frais pour la démonter. Il en est de même pour les grands lustres en cristal.

Le titre de l'encadré ici

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A qui appartient le Crillon

L'hôtel est la propriété d’un membre de la famille royale saoudienne, qui l’a racheté au fond américain Starwood Capital en 2010.

Mais des négociations sont en cours pour une éventuelle reprise par Sofitel, filiale du groupe français Accord, ou par le groupe américain d’hôtellerie de luxe, Rosewood Hotels & Resorts.

Audrey Dufour