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Le Barça verse 13,5 millions d'euros au fisc espagnol

Le transfert de Neymar a coûté 86 millions d'euros au club catalan.

Le transfert de Neymar a coûté 86 millions d'euros au club catalan. - -

Dans "un acte de prudence" le club catalan a préféré verser, lundi 24 février, 13,5 millions d'euros au fisc espagnol dans le cadre du litige lié au transfert du joueur brésilien Neymar. Le Barça affirme cependant être dans la légalité.

Le FC Barcelone préfère limiter les dégâts. Lundi 24 février, le club catalan a annoncé avoir versé 13,5 millions d'euros aux autorités fiscales espagnoles pour "couvrir les interprétations possibles qui peuvent être données à tous les contrats signés" dans le cadre du transfert du joueur brésilien Neymar, qui a coûté à l'équipe blaugrana la coquette somme de 86 millions d'euros.

Cette décision évite au club le risque de payer une amende qui aurait pu aller jusqu'à trois fois le montant acquitté lundi 24 février.

Le 20 février dernier, le juge Pablo Ruz avait mis en examen le FC Barcelone pour "un délit contre le Trésor public" dans le cadre de ce transfert. Le juge estimait que le club avait passé pour environ 38 millions d'euros de transactions qui n'ont pas été déclarées au fisc, chiffrant le manque à gagner à environ 9,1 millions d'euros.

"Eviter les risques"

Le vice-président du club, Javier Faus, a ainsi affirmé que les 13,5 millions d'euros ont été déboursés "dans le but d'éviter les risques".

"C'est une action de prudence recommandée par nos conseillers" qui ont indiqué au club que le fisc est particulièrement agressif sur ce dossier, a-t-il ajouté. "Nous sommes dans le juste. Nous sommes convaincu que l'argent que nous avons payé aux autorités fiscales, pour éviter de compliquer le sujet, reviendra au club", a pour sa part déclaré le président du club, Josep Maria Bartomeu .

Le transfert de Neymar défraie la chronique depuis le dépôt d'une plainte d'un "socio" (supporteur-membre) du Barça, Jordi Cases, pour "appropriation indue", un délit apparenté en droit français à un abus de bien social. L'affaire avait entraîné la démission du président du club espagnol, Sandro Rosell, le 23 janvier.

J.M.