BFM Business

La culture subventionnée à 20% par de l'argent public

Le président du lobby des télécoms a mis en avant leur poids dans le financement de la culture

Le président du lobby des télécoms a mis en avant leur poids dans le financement de la culture - -

Selon une étude parue mardi 16 juillet, les contenus culturels représentent un marché de 21 milliards d'euros. Un cinquième de cette somme provient de subventions publiques.

Comment est financée la culture? Une étude de Roland Berger, parue mardi 16 juillet, donne une réponse d'ensemble à cette question. L'étude chiffre le marché des contenus culturels (télévision, cinéma, radio, livre, musique, jeux vidéos) à 21,2 milliards d'euros en 2011.

D'où vient cet argent? L'étude détaille les différentes ressources mobilisées. La première, c'est le consommateur qui achète le contenu (58% du marché). La seconde, c'est l'annonceur qui fait de la publicité (21%). Et le solde (20%) provient de subventions publiques.

Ces subventions s'élèvent donc à 4,3 milliards d'euros. Seule une petite partie provient directement du budget de l'Etat. L'essentiel provient de taxes appliquées à divers acteurs, qui sont ensuite redistribuées à la culture.

La principale est la redevance audiovisuelle payée par les détenteurs d'un téléviseur (2,6 milliards d'euros). Le solde provient de taxes prélevées sur les chaînes de télévision (440 millions d'euros) et les opérateurs télécoms (460 millions d'euros).

Le poids des télécoms

"Les télécoms sont donc un des principaux financiers de la culture", a donc souligné Pierre Louette, président de la Fédération française des télécoms, qui a commandé l'étude. Et encore ce chiffre n'inclut pas les dépenses publicitaires des opérateurs, qui s'élèvent à 1,5 milliard d'euros, a-t-il ajouté.

Les 'telcos', vers qui la culture se tourne dès qu'elle a besoin d'argent, estiment donc leur contribution suffisante. "On aimerait bien qu'il n'y en ait pas tellement plus", a déclaré Pierre Louette, invité du Grand journal de BFM Business.

A noter toutefois que l'étude ne tient pas compte de certaines activités culturelles très subventionnées, comme le théâtre ou la presse.

Jamal Henni