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Football: le déficit des clubs français inquiète les députés

Le modèle économique du PSG inquiète les députés français, à quelques mois de la mise en place du Fair-play financier.

Le modèle économique du PSG inquiète les députés français, à quelques mois de la mise en place du Fair-play financier. - -

Une mission parlementaire a été nommée pour étudier le modèle économique des clubs de football français, avant l'entrée en vigueur du Fair-play financier. Le PSG est particulièrement visé.

Le modèle économique des clubs de football français est dans la ligne de mire des députés. Et ce alors que le déficit cumulé des clubs de Ligue 1 et Ligue 2 a atteint 107 millions d’euros (contre 65 millions la saison précédente) pour l'exercice 2011-2012, et que le Fair-play financier sera mis en place à partir de 2014. Cette nouvelle règle, établie par l’Union des associations de football européennes (UEFA), imposera aux clubs européens de ne pas dépenser plus que ce qu’ils génèrent en termes de recettes. De quoi inquiéter les membres de la Commission des Affaires culturelles de l’Assemblée, qui vient de demander un rapport d’information à ce sujet.

Un déficit de 250 millions d'euros prévu pour la saison 2012-2013

Une mission parlementaire a donc été nommée. "Le but de cette enquête est d'auditionner des personnalités de l'UEFA sur la règle du Fair-play financier dans le monde du football, sachant que pour la saison 2012-2013, le déficit cumulé des clubs de football professionnels français sera de 250 millions d'euros", a précisé Thierry Braillard, son rapporteur, dimanche 2 décembre. Le député (PRG) du Rhône sera épaulé par Guénhaël Huet (UMP), Marie-Georges Buffet (PC) et Pascal Deguilhem (PS). Les auditions de membres de la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG), de la Ligue professionnelle de football (LFP), de l’UEFA (Michel Platini sera sollicité), sont prévues.

Le PSG au coeur des interrogations

Mais les députés entendront également des présidents de clubs comme ceux de Lyon, Rennes, Caen, ou le Paris Saint-Germain. Ce dernier cas est particulier, car au centre de sérieuses interrogations : "La commission se penchera notamment sur les financements des clubs comme Paris Saint-Germain, ou encore Monaco, par des investisseurs qataris ou russes, et sur l'équité par rapport à leurs concurrents dans les épreuves nationales", affirme Thierry Braillard, précisant qu’il "ne s’agit pas de faire une fixette sur le PSG". Les conclusions du rapport seront connues dans un délai de trois à quatre mois, et devraient aboutir à des "propositions", susceptibles d’inciter les clubs à modifier leur modèle économique.

Yann Duvert