BFM Business

Adidas ne vendra pas Reebok sous la contrainte

Les ventes de Reebok sont décevantes.

Les ventes de Reebok sont décevantes. - Christof Stache - AFP

Les ventes de la marque acquise en 2005 sont décevantes. Pour autant, le directeur financier d'Adidas dément qu'une partie des nouveaux actionnaires le poussent à se séparer de la marque.

Adidas n'est en rien contraint par certains de ses actionnaires à vendre Reebok. C'est en tout cas ce qu'affirme son directeur financier dans un entretien au Financial Times. Le groupe a "de bonnes discussions" avec Albert Frère et Southeastern Asset Management, ainsi qu'avec le milliardaire égyptien Nassef Sawiris, a déclaré Robin Stalker. "Mais personne ne me force à faire quoique ce soit".

Pourtant, ils auraient de quoi être mécontents. Adidas a repris Reebok en 2005 pour 3 milliards d'euros. Mais l'alliance est décevante. Entre 2005 et 2014, la part de marché de Nike sur les ventes de baskets est passée de 35% à 60% alors que celle d'Adidas a baissé de 10% à 6% et celle de Reebok a chuté de 8% à 1,8%.

Vente de TaylorMade?

La cession de Reebok est un sujet qui revient régulièrement sur le tapis. En octobre 2014, les rumeurs circulaient sur une offre d'un consortium d'investisseurs. Jynwel Capital, propriété de la famille Hong Kongaise Low et d'un fonds d'Abu Dhabi, auraient offert 1,7 milliard d'euros à l'époque.

Si Adidas n'est pas décider à céder la célèbre marque américaine, il devrait tout de même se séparer de TaylorMade. Comme d'autres marques de golf, elle souffre de la baisse de popularité de ce sport. Une décision qui pourrait être prise au premier trimestre 2016. Néanmoins, Robin Stalker a déjà prévenu que cela ne se fera pas à n'importe quel prix.

D. L.