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Covid-19: les entreprises en difficulté auront plus de temps pour rembourser leur PGE

Les petites entreprises qui ne pourraient pas commencer à rembourser leurs PGE au mois de mars pourront demander un étalement du remboursement sur dix ans ou un décalage à la fin de l'année.

Un nouveau délai. Alors qu'approche l'échéance de remboursement des prêts garantis par l'Etat (PGE), à partir du mois de mars, les petites entreprises en difficulté pourront demander un étalement du remboursement sur dix ans ou un décalage du remboursement à la fin de l'année, a annoncé ce mardi matin le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, sur RTL.

"Il y a aujourd'hui quelques milliers d'entreprises, de très petites entreprises", comme "des commerçants, des artisans, des hôteliers, des restaurateurs, des personnes qui travaillent dans le bâtiment, dans les travaux publics" et "qui voient arriver l'échéance du printemps prochain en se disant 'je ne vais pas arriver à rembourser' […]. Nous allons les aider", a assuré le ministre.

Remboursement sur dix ans

Concrètement, les entreprises en difficulté devront s'adresser à la Médiation du crédit (dispositif de soutien aux entreprises rattaché à la Banque de France) et pourront demander soit un étalement du remboursement du PGE pouvant aller jusqu'à dix ans, au lieu de six ans, soit un décalage de six mois du remboursement, à la fin de l'année au lieu du printemps. Les entreprises en grande difficulté pourront, dans certains cas, cumuler les deux solutions, a précisé le ministère à BFM Business.

"Tout cela a été validé par la Commission européenne, par le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, et par la Fédération bancaire française, avec laquelle je signerai un accord en début de semaine prochaine", a avancé Bruno Le Maire.

Par ailleurs, Bruno Le Maire a assuré être "favorable" à une exonération des charges les entreprises qui ont perdu 65% de leur chiffre d'affaire ou qui sont concernées par des mesures de restriction nouvelles comme l'interdiction de servir debout dans un bar. "On y travaille. Je donnerai une réponse définitive dans les jours ou les heures qui viennent", a-t-il avancé.

Jérémy Bruno Journaliste BFMTV