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Century 21 : "Le marché immobilier n'est pas à l'arrêt"

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Laurent Vimont, président du réseau d’agences immobilières Century 21, explique à BFM Business, ce mardi 8 janvier, que le marché immobilier dans l'ancien "corrige ses excès" mais ne connaît pas une période de gel.

Non le marché immobilier n’est pas complètement gelé. C’est en somme ce qu’affirme Laurent Vimont, le président du réseau d’agences Century 21, à BFM Business, ce mardi 8 janvier. "Je m’oppose au terme de gel", insiste-t-il, "nous ne sommes pas encore à 0 transaction".

Laurent Vimont rappelle ainsi que le nombre de ventes dans l'ancien, en 2012, a baissé de 25% par rapport à 2011, année qui représentait "un chiffre historiquement haut". "A mes yeux, le marché n’est pas à l’arrêt, il purge une partie de ses excès", estime ainsi le professionnel de l’immobilier.

Pour 2013, il ne s’attend pas à des changements profonds. Le nombre de transactions devrait encore diminuer "un peu". "Ce qui est certain c’est que les hausses de prix sont derrière nous", assure-t-il. Laurent Vimont indique, en ce sens, que les différents leviers de financement sur les crédits immobilier "sont déjà poussés à leur maximum" : les taux sont au plus bas et la durée des prêts est déjà tirée à son maximum. C'est pourquoi les prix ne devraient plus monter, selon lui.

Un "plan Marshall pour le logement" à Paris

Pourtant, un chiffre donné par son entreprise est surprenant : depuis 2009, l’apport personnel demandé pour financer l’achat d’un logement sur 20 ans a doublé. Laurent Vimont décrit le mécanisme à l’origine de cette hausse : "Le problème est que quand les taux d’intérêt des crédits immobiliers diminuent, le nombre d’acheteurs solvables augmentent. Par la même, les prix montent, de même que l’apport personnel exigé".

Il tient toutefois à relativiser ce constat : "On observe quand même que 40% des acheteurs en 2012 étaient des ouvriers. Il y a donc des passerelles, même si certains marchés sont devenus inaccessibles, comme Paris intra-muros".

Concernant la situation tendue de l’immobilier à Paris et dans sa région, le président du réseau d’agences Century 21 estime justement que "la seule bonne solution est de produire du logement en zone tendue", affirme-t-il, avant de réclamer "un plan Marshall pour le logement".

Laurent Vimont donne une nouvelle fois un chiffre pour appuyer son propos: en 2011, Paris représentait 45 000 ventes dans l’ancien pour seulement 800 logements neufs construits.

Il se montre dubitatif sur les dispositifs pris (réquisitions de logements vacants chez les personnes morales, encadrement des loyers) par le gouvernement pour remédier à la crise du logement. Selon lui, "ces armes légales font peur. Les investisseurs particuliers commencent à quitter l’immobilier. Ces investisseurs sont ainsi en retrait de 15% au quatrième trimestre 2012".

Julien Marion