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La banque du Crédit Municipal de Paris sur le point de fermer

Les activités bancaires du Crédit Municipal de Paris  plombent l'établissement

Les activités bancaires du Crédit Municipal de Paris plombent l'établissement - Mu - Flickr - CC

L'établissement spécialisé dans le prêt sur gages devrait prochainement cesser ses activités bancaires, qui plombent l'ensemble du groupe. Une décision qui pourrait toutefois coûter plusieurs dizaines de millions d'euros.

L'ancien Mont-de-piété va devoir se séparer de l'un de ses métiers. Le Crédit municipal de Paris, établissement qui bénéficie du monopole du prêt sur gage, s'apprêterait à fermer sa banque, rapportent Les Echos ce mardi 9 juin.

Un conseil d'administration de la filiale bancaire de l'établissement s'est tenu la veille au soir et, selon une source citée par le quotidien économique, un mandat a été remis au directeur général pour "examiner les conditions de la mise en œuvre d'un projet de gestion exctinctive". Soit en d'autres termes envisager d'arrêter les prêts et de liquider la banque.

Une facture d'une dizaine de millions d'euros

Le projet devra être remis en juillet prochain. Les Echos rappellent que cette option est à l'étude depuis plusieurs mois en raison des difficultés de la filiale bancaire qui multiplie les exercices dans le rouge (-3,2 millions en 2014, -5,77 millions en 2013 et -7 millions en 2012) et qui avait déjà nécessité un prêt de 10 millions d'euros de sa maison mère en 2013.

Un temps, il avait été envisagé de transformer CMP banque en banque en ligne mais cette idée a finalement fait long feu, en raison notamment des lourds investissements qu'aurait nécessité l'opération, selon une source citée par les journaux. Reste que la mise en extinction des activités bancaires ne sera pas indolore pour les contribuables parisiens.

La ville de Paris devrait en effet devoir recapitaliser le Crédit Municipal de Paris pour pouvoir compenser la perte de valeur encaissée sur CMP Banque. La facture pourrait s'élever à environ une dizaine de millions d'euros, selon les Echos.

J.M.