BFM Business

Valls: une baisse d'impôts pour "les classes moyennes en 2015"

Manuel Valls a clôt la conférence sociale, ce mardi 8 juillet.

Manuel Valls a clôt la conférence sociale, ce mardi 8 juillet. - -

En clôture de la conférence sociale, ce mardi 8 juillet, le Premier ministre a fixé la feuille de route du gouvernement, basée sur "l'emploi, la croissance, et le dialogue social". Il a également annoncé un déblocage de fonds en faveur de l'apprentissage.

Manuel Valls n'avait pas spécialement l'air abattu, ce mardi 8 juillet, après la prise de distance de différents syndicats. En clôturant la troisième conférence sociale du quinquennat, le Premier ministre a commencé par rappeler ce qu'avait déjà dit François Hollande...la veille. A savoir la liste des réformes issues du dialogue social: "la loi sur l'emploi", "le rapport Gallois", ou encore "la réforme de la formation professionnelle".

Puis le chef du gouvernement s'en est indirectement pris aux syndicats frondeurs, dont l'absence est, selon lui, "un geste de défiance et de distance. A l'égard du gouvernement, sans doute, du patronat, sûrement". "Je regrette cette attitude", a déploré Manuel Valls, "elle ne fait pas avancer les choses". Un "refus prolongé" du dialogue social serait ainsi, selon lui, "une posture incompréhensible". Le Medef a lui aussi eu droit à sa petite pique lorsque le locataire de Matignon a fustigé les participants qui avaient "agité la menace de ne pas venir".

200 millions d'euros supplémentaires pour l'apprentissage

Manuel Valls a ensuite fixé la feuille de route du gouvernement, qui tient en trois points: "plus d'emploi, plus de croissance, plus de dialogue social". Avant d'insister en particulier sur l'apprentissage et d'annoncer 200 millions d'aides suplémentaires "votées dès la semaine prochaine" au Parlement. Cette somme servira à mettre en place "une aide de 1.000 euros par apprenti" dans les secteurs professionnels où un accord de branche "aura été conclu", a-t-il précisé.

L'occasion de rappeler le patronat à ses obligations puisque, selon le chef du gouvernement, "la mobilisation" dans les branches professionnelles n'est "pas à la hauteur".

Mais il a également fait un geste vers ce dernier: "sans attendre, je vous indique que le gouvernement va examiner les conditions d’une modulation du forfait social, avec un taux réduit, pour les investissements en fonds responsables (ISR) ou en fonds d’actionnariat salarié de l’entreprise. Il faudra veiller aux exigences constitutionnelles mais il faut y travailler".

Un meilleur contrôle des aides aux entreprises

Autre mesure annoncée, ou plutôt confirmée: "la loi de finances pour 2015 organisera ainsi une baisse de l'impôt sur le revenu des classes moyennes", a indiqué le Premier ministre. "Ce qui soutiendra le pouvoir d'achat et la croissance", a-t-il ajouté, rappelant "le mouvement de baisse" des prélèvements ayant touché cette année "3,7 millions de foyers jusqu'à 700 euros".

Enfin, Manuel Valls a cédé à l'une des revendications des syndicats: le contrôle plus strict des aides aux entreprises. "Les missions du comité de suivi du CICE seront donc élargies, afin de réaliser un suivi global de l’utilisation des aides aux entreprises. Animé par le
Commissariat général à la stratégie et à la prospective, il permettra aux partenairessociaux, mais aussi aux pouvoirs publics et aux parlementaires de disposer d’un outil d’évaluation pérenne de l’usage des aides, et de leur efficacité."

Le titre de l'encadré ici

|||Valls annonce Montebourg

Le Premier ministre a évoqué, lors de son discours, le projet de loi de croissance et de pouvoir d'achat qui sera présenté jeudi par Arnaud Montebourg. Même si plusieurs éléments font déjà partie du programme de stabilité envoyé en mai dernier à Bruxelles, plusieurs annonces pourraient en émaner.

Y. D.