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Présidence du Medef : des rapports de force mouvants

Le point sur les coulisses de la course à la présidence du Medef  à deux mois de la date-limite de dépôt des candidatures

Le point sur les coulisses de la course à la présidence du Medef à deux mois de la date-limite de dépôt des candidatures - -

Laurence Parisot n'a toujours pas annoncé sa candidature à sa propre succession à la tête de l’organisation patronale. En attendant, les alliances se nouent et se dénouent, les soutiens fluctuent…

Avec l’annonce de la candidature de Laurence Parisot attendue en toute logique pour les prochains jours, la course à la présidence du Medef va s'accélérer tandis que les rapports de force sont en train de changer.

Depuis toujours, c'est la puissante UIMM, la fédération de la métallurgie, qui fait l'élection. Or elle se pose des questions, et des sources internes indiquent qu'elle ne soutient plus son chef, Frédéric Saint-Geours, touché par la crise de PSA dont il dirige les marques.

L’Union des industries et des métiers de la métallurgie penche plutôt pour un autre de ses membres, Pierre Gattaz, image de l'industriel de terrain, dirigeant d'une entreprise fortement exportatrice.

L'ombre de Denis Kessler

Certains de ses soutiens, travaillent d’ailleurs à une alliance "nouvelle garde" qui rassemblerait en fait, sur un même ticket, Gattaz, l’ex-médiateur interentreprises, Jean-Claude Volot, et le PDG d’Aquoba, Thibault Lanxade.

Mais surtout, l'ombre de Denis Kessler, l'ancien vice-président du Medef sous Enerst-Antoine Sellière, patron du réassureur Scor, plane sur ce début de campagne. C'est le favori des grands patrons. Lui serait d'accord, mais seulement pour une opération commando : un an pour réformer le marché du travail. Pas plus.

Dans ces conditions, le président d’honneur de BNP Paribas, Michel Pébereau, est à la manœuvre pour défendre Laurence Parisot avec un argument: la période est trop critique pour créer tant de confusion…

Stéphane Soumier