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Les "Pigeons" sont de retour

Les "Pigeons" sont de retour à Bercy

Les "Pigeons" sont de retour à Bercy - -

A la suite de ces entrepreneurs qui avaient fait parler d'eux cet hiver, un groupe d'experts va remettre mardi 9 avril, 44 propositions pour le financement des PME innovantes. Au gouvernement ensuite de dire lesquelles il veut reprendre.

"La frontière entre le problème et la solution c'est juste du courage politique". Denis Jacquet, président de l'association Parrainer la Croissance et invité de BFM Business ce lundi 8 avril, explique l'importance pour le gouvernement de revoir le régime fiscal des plus-values de cessions des entreprises. "Ce sont des mesures qui peuvent contribuer à redonner un coup de moral aux investisseurs, aux entrepreneurs".

En effet, après la fronde des "Pigeons" l'automne dernier, le gouvernement semble décidé à agir en matière de financement des PME innovantes. Demain, mardi 9 avril, un groupe d'experts (voir ci-contre) va présenter officiellement à Bercy 44 propositions. Celles-ci ont déjà été remises la semaine dernière au cabinet de Fleur Pellerin, la ministre déléguée chargé des PME.

Le but est de simplifier le régime fiscal de ces entreprises. Selon le JDD de dimanche 7 avril, François Hollande pourrait intervenir fin avril ou début mai pour officialiser les mesures retenues par le gouvernement. Ce serait un "choc de compétitivité pour les PME".

Eduquer les Français à l'entrepreneuriat

Plusieurs idées sont évoquées. Tout d'abord, les plus-values resteraient soumises au barème de l'impôt sur le revenu (IR), mais avec un système d'abattement qui pourrait atteindre 65% au bout de huit ans. Autre possibilité: les abattements atteindraient 85% en cas de réinvestissement dans un PME de moins de 10 ans.

Le groupe d'experts devrait également proposer d'utiliser l'épargne des particuliers pour financer les PME, peut-être via un nouveau PEA dont le plafond pourrait atteindre 250.000 euros (contre 132.000 pour le PEA actuel).

Il devrait aussi suggérer de développer les partenariats public-privé, et de favoriser les financements participatifs (le crowdfunding) ainsi que l'entrepreneuriat social. Le experts pourraient aussi conseiller d'éduquer les Français à l'entrepreneuriat via des formations à l'école et des émissions à la télévision et sur les radios publiques.

Enfin, ils devraient demander de supprimer la note des dirigeants à la Banque de France pour ne pas pénaliser la création d'entreprise.

Diane Lacaze