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La CGT d'Alès condamnée pour la mise au placard d'une femme après son retour de congé parental

À son retour de congé parental, la plaignante n'a pas retrouvé l'intégralité de ses fonctions, dont certaines étaient remplies par une autre personne.

À son retour de congé parental, la plaignante n'a pas retrouvé l'intégralité de ses fonctions, dont certaines étaient remplies par une autre personne. - Éric Cabanis - AFP

Le conseil des prud'hommes d'Alès a condamné l'antenne locale du syndicat à verser 50.000 euros de dommages et de salaires dus à une ancienne juriste. Employée pendant 15 ans, cette femme avait été mise au placard après son retour de congé parental.

L'union locale CGT d'Alès (Gard) a été condamnée aux prud'hommes pour "dégradation des conditions de travail" et "manquement à l'obligation de sécurité" vis-à-vis d'une salariée peu à peu mise au placard après un retour de congé parental, a-t-on appris lundi auprès d'un avocat.

Le conseil des prud'hommes d'Alès a condamné début octobre l'antenne locale du syndicat à payer à cette femme, employée pendant 15 ans comme agente administrative et juriste par l'organisation, environ 50.000 euros de dommages et de salaires dus, peut-on lire dans le jugement dont l'AFP a obtenu une copie, qui confirme une information du Figaro.

Une "ambiance délétère" au sein de l'union locale CGT

À son retour de congé parental, pendant lequel un nouveau secrétaire général avait pris la tête de l'union locale CGT, la plaignante n'a pas retrouvé l'intégralité de ses fonctions, dont certaines étaient remplies par une autre personne. La salariée s'est ensuite plaint "d'un isolement progressif", et s'est vu reprocher son "comportement". Elle a également fait deux malaises sur son lieu de travail, conduisant les pompiers à la conduire à chaque fois aux urgences de l'hôpital.

En février 2015, un avertissement pour "non-respect de ses horaires de travail et mauvaise gestion et mauvais traitement de ses dossiers" lui est notifié, et elle est placée en arrêt maladie.

Les conseillers prudhommaux ont considéré que la plaignante était victime d'une "exécution déloyale du contrat de travail", au vu notamment du "manquement à l'obligation de sécurité et (de) la dégradation des conditions de travail".

Malgré l'alerte de la médecine du travail après les deux malaises classés en accidents du travail mais non déclarés par l'employeur, "aucune action corrective n'a été mise en place", souligne notamment le conseil des prud'hommes dans son jugement, qui fait état de "l'ambiance délétère" au sein de l'union locale CGT.

P.S. avec AFP