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Gattaz: les patrons "sont inquiets de la Chine"

Pierre Gattaz appelle Manuel Valls à tenir ses engagements sur la flexisécurité

Pierre Gattaz appelle Manuel Valls à tenir ses engagements sur la flexisécurité - Eric Piermont - AFP

Alors que l'Université d'été du Medef s'ouvre ce mercredi 26 août, le patron des patrons revient dans un entretien donné à l'Opinion sur la situation économique chinoise. Il se dit également rassuré par la tribune de Manuel Valls qui appelle à davantage de flexibilité sur le marché du Travail.

C'est le grand rendez-vous annuel du patronat. Ce mercredi 26 août s'ouvre l'université d'été du Medef, seulement deux jours après une violente tempête boursière qui a pour origine le ralentissement économique de la Chine.

Dans un entretien accordé à l'Opinion, Pierre Gattaz, le président de l'organisation patronale, revient sur cet épisode, faisant part de l'inquiétude des patrons.

"Tous les signaux montrent que l'économie chinoise ralentit. Impossible de dire aujourd'hui s'il s'agit d'une simple bourrasque ou d'une tempête plus importante", assure-t-il. Les chefs d'entreprise français "restent attentifs. Ils sont inquiets", poursuit le président du Medef.

"Ils savent qu'il y a un faisceau d'indices à surveiller et que la Chine est en train de ralentir", ajoute-t-il. "Nous devons être vigilants. Car si la Chine faiblit durablement, elle entraînera ses partenaires asiatiques... et nous serons impactés", prévient-il. Et dans ce dernier cas de figure, le patron des patrons considère que la France "ne pourra résister que si les réformes ont été faites préalablement".

"Nous attendons cette flexisécurité avec impatience"

Pierre Gattaz est ensuite revenu sur la tribune publiée par Manuel Valls dans les Echos. Le Premier ministre y écrivait notamment vouloir continuer de bâtir notre modèle de flexisécurité à la française". "Nous attendons cette flexisécurité avec impatience", répond Pierre Gattaz, affirmant par ailleurs être "convaincu" de l'existence d'un consensus historique des économistes de gauche comme de droite pour que le social évolue dans notre pays".

Selon le patron des patrons qui cite Robert Badinter, "tous dénoncent un droit du travail trop rigide, trop complexe, trop anxiogène et contre-productif".

A propos du pacte de responsabilité il s'est dit "rassuré par la tribune de Manuel Valls mais aussi par les dernières déclarations de François Hollande, de Michel Sapin ou encore d'Emmanuel Macron". Il a à nouveau appelé à "sanctuariser ce pacte", jugeant qu'il est "un moyen pour faire progresser l'emploi". "Mais nous le disons depuis le début, il faut un temps entre son lancement et ses effets", répète-t-il, estimant qu'"il n'y aura pas de miracle". Selon lui, "plus d'une vingtaine d'accords" de branche ont déjà été signés et, "d'ici l'automne, nous parions sur près de 25 accords signés".

>> Pierre Gattaz sera l'invité d'Hedwige Chevrillon et Guillaume Paul dans le Grand Journal de 18h

>> Suivez le discours de Pierre Gattaz à 14h50 sur BFM Business

J.M.