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Gattaz: "C'est un scandale, c'est le fléau, on ne peut pas rester avec 11% de chômeurs"

Pierre Gattaz veut des mesures fortes contre le chômage.

Pierre Gattaz veut des mesures fortes contre le chômage. - Eric Piermont - AFP

Pierre Gattaz, président du Medef, demande au gouvernement de prendre des mesures contre le chômage de masse.

Pierre Gattaz tape du poing sur la table. Sur RTL, le président du Medef demande au gouvernement d'agir rapidement et efficacement contre le chômage de masse. Le gouvernement a décrété "l'état d'urgence" et a "pris en compte la situation" après les attaques du 13 novembre à Paris, a souligné Pierre Gattaz au micro de RTL. "Il faut faire la même chose sur le chômage de masse. C'est un scandale, c'est le fléau, on ne peut pas rester avec 11% de chômeurs", a-t-il ajouté.

"Je demande à ce qu'il y ait un plan d'urgence, une sorte de plan Marshall, un Grenelle, tout ce que vous voulez. Ça peut être fait avec tous les partis politiques, avec tous les partenaires sociaux", a indiqué le patron du Medef. "Le chômage ce n'est pas une seule petite mesure dans un coin. C'est un nombre de mesures importantes, comme on l'a fait pour le terrorisme. Il faut y aller, sur le social, sur le marché du travail, sur la peur de l'embauche, sur l'apprentissage, sur les décrocheurs, sur les chômeurs et sur la fiscalité", a avancé Pierre Gattaz.

"Aucune consigne de vote"

Le patron du Medef, qui avait mis en garde avant le premier tour des élections régionales contre le programme économique du Front national, a rappelé que son organisation ne donnait "aucune consigne de vote" et que "si un parti est élu démocratiquement, on travaillera avec ce parti". Mais, a-t-il ajouté, "dans le programme économique du FN, lorsque j'entends parler du retour à la retraite à 60 ans, d'augmentation des salaires, du SMIC, je dis mais qui paie?, c'est de la démagogie sociale".

"Ceux qui paient à la fin, ce sont les entreprises qui sont déjà harassées par une pression fiscale incroyable et qui fait que nous créons du chômage", a-t-il estimé.

D. L. avec AFP