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Chômage: les partenaires sociaux appellent l'exécutif à agir

Le Medef appelle à le gouvernement à procéder à "des réformes d'ampleur".

Le Medef appelle à le gouvernement à procéder à "des réformes d'ampleur". - -

Les différents acteurs de l'économie ont réagi aux chiffres du chômage publiés ce lundi 27 janvier. La grande majorité plaide pour que le gouvernement aille plus loin dans la lutte pour l'emploi.

Le verdict est désormais tombé: François Hollande n'a pas réussi à inverser la courbe du chômage à la fin de 2013. Selon les données publiées ce lundi 27 janvier par le ministère de l'Emploi, 10.200 demandeurs d'emploi ont, en effet, été recensés au mois de décembre. Les différents acteurs de l'économie ont pris acte de ces chiffres, chacun demandant au gouvernement d'agir.

• Le leader de la CFDT Laurent Berger a, lors d'une interview accordée à BFMTV, appelé à "passer à la vitesse supérieure sur la mobilisation pour l'emploi". "Il y a besoin d'aller plus loin", a-t-il estimé misant sur le pacte de responsabilité. "Aider les entreprise ce n'est pas un sujet tabou pour la CFDT, car l'entreprise, ce n'est pas que le patron" mais "cela exige que les contreparties soient respectées", a-t-il ajouté.

• Le Medef "note avec regret qu'aucune inversion durable ne semble enclenchée", dixit un communiqué publié ce lundi. "La bataille pour la création d'emplois doit donc devenir la priorité de notre pays, mais elle demande des réformes d'ampleur d'une part et de la confiance d'autre part", poursuit le Medef.

L'organisation patronale souligne que "la croissance de notre économie est un élément clé". Une nouvelle fois elle propose "d'alléger de toute urgence les charges et les contraintes pesant sur les entreprises et redonner de la confiance aux chefs d'entreprises."

La hausse du chômage est "regrettable" pour Bruxelles

• La CGT se fait plus virulente. Dans un communiqué, la centrale syndicale juge que ces chiffres "confirment que les politiques d'emploi menées ces derniers mois ne sont pas de nature à changer la donne".

Contrairement à la CFDT, elle estime que "nous ne pourrons compter sur le pacte de responsabilité qui ne fera l'objet d'aucun engagement du patronat sur le nombre d'emplois créés en contrepartie". "Le gouvernement continue cette politique des cadeaux offerts aux entreprises, sans condition, sans contrôle, ne serait-ce qu'en emplois créés et maintenus", peste-t-elle.

• La Commission européenne apporte elle son soutien à Paris. "Il est évidemment regrettable que le chômage ait récemment augmenté en France" et "nous ne voyons pas encore de claire inversion" de la tendance", a ainsi réagi, dans un premier temps, Olli Rehn, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires.

Il a, dans un deuxième temps, affirmé son soutien à l'exécutif pour entreprendre des réformes, insistant surtout sur les "réformes structurelles sur le marché du travail", notamment "pour réduire les coûts unitaires du travail".

J.M. avec Reuters