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Video : Angela Merkel déchaîne la haine à Athènes

Certains manifestants grecs se sont montrés particulièrement virulents à l'encontre de la chancelière allemande

Certains manifestants grecs se sont montrés particulièrement virulents à l'encontre de la chancelière allemande - -

La chancelière allemande se rendait en Grèce ce mardi pour y rencontrer le Premier ministre grec Antonis Samaras. Eloignée des bâtiments officiels, la population grecque défilait pour rendre à Angela Merkel un hommage… à sa façon.

"Je veux que la Grèce reste dans l'euro" a répété Angela Merkel ce 9 octobre. La chancelière allemande a également souligné les progrès accomplis par le Grèce. Des mots qui se veulent apaisants mais qui sont perçus comme une provocation par une partie de la population grecque, descendue à nouveau dans la rue pour exprimer sa colère.

Des dizaines de milliers de manifestants ont accueilli la chancelière allemande derrière une banderole dont le message n’est pas des plus chaleureux : "Merkel dehors, la Grèce n'est pas une colonie". Le centre de la capitale grecque a été transformé en camp retranché avec plus de 6000 policiers mobilisés pour l'occasion et un immense périmètre interdit à toute circulation pendant les discussions prévues entre Mme Merkel et le gouvernement grec.

Des économies de plus de 13 milliards d'euros attendues

Signe supplémentaire de l'atmosphère délétère qui règne à Athènes, où l'actualité est marquée par scandales de corruption et suicides, devant la grande barrière de métal érigée devant le parlement, un petit groupe de manifestants a symboliquement fait brûler deux drapeaux du IIIe Reich, frappés de la svastika, l'emblème nazi, sous les objectifs des caméras du monde entier.

L’appel à la manifestation a été lancé par les syndicats et les partis de gauche et ceux de la droite nationalistes. Tous accusent la chancelière allemande d'être responsable des sévères mesures d'austérité du pays, des sacrifices demandés à la population.

Un nouveau train de mesures d'économie de 13,5 milliards d'euros est toujours en discussion au Parlement grec, condition sine qua non pour l'Allemagne à la poursuite de l'aide financière de la Troika, l'Europe, le FMI et la BCE. Athènes a jusqu'au 18 octobre pour donner, à nouveau, des signes concrets de sa détermination à continuer sur la voie de la rigueur.

Isabelle Gollentz