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Taxes, impôts, diesel, chômage: les annonces de François Hollande

François Hollande s'est exprimé lors du journal élévisé de TF1, dimanche 15 septembre.

François Hollande s'est exprimé lors du journal élévisé de TF1, dimanche 15 septembre. - -

Le président de la République s'est adressé aux Français lors du journal de 20 heures de TF1, ce dimanche 15 septembre. Il a notamment indiqué que l'impôt pour les plus modestes serait allégé, et que le Budget de la Sécurité sociale ne comporterait aucune nouvelle taxe.

Même si la situation en Syrie a occupé une bonne partie de son intervention, François Hollande a tenu à faire le point sur les différents dossiers économiques au coeur de l'actualité.

Lors du journal de 20 heures de TF1, le chef de l'Etat a notamment évoqué la fameuse "pause fiscale", mais aussi l'emploi ou encore de la transition écologique.

Un allègement de la fiscalité pour les plus modestes

François Hollande a mis l'accent sur l'allègement de la fiscalité pour les plus modestes. Via la réindexation du barême de l'impôt sur le revenu, mais aussi par une "décote" qui doit permetre aux plus bas revenus de ne pas être imposable.

Cette annonce confirme donc les propos de Jean-Marc Ayrault, plus tôt dans la semaine, parlant d'une "mesure très importante pour le pouvoir d'achat".

Actuellement, la décote est appliquée lorsque le montant de l'impôt sur le revenu brut ne dépasse pas 960 euros. Si l'on prend l'exemple d'un montant de 500 euros, le calcul s'efectue ainsi : (960/2)-(500/2). Soit 230 euros à déduire.

Pas de nouvelle taxe dans le budget de la Sécu

Le chef de l'Etat a également réfuté l'idée d'une quelconque taxe sur des produits dans le domaine dans la santé, comme évoqué au cours de la semaine.

"Il n'y aura aucune taxe nouvelle qui sera imposée" dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), a-t-il assuré. "L'imagination fiscale est sans limite", a-t-il ironisé.

L'inversion de la courbe du chômage est pour bientôt

Alors que le chômage a continué de grimper en juillet, François Hollande s'est voulu une nouvelle fois optimiste. "On est tout près du but", a-t-il affirmé. "Je m'étais engagé devant vous, devant les Français l'année dernière à la même époque, pour dire que je ferai tout avec le gouvernement de Jean-Marc Ayrault pour inverser la courbe du chômage à la fin de l'année 2013. Nous y sommes presque", a-t-il enchaîné.

"Dans deux mois, j'aurai des comptes à rendre", a-t-il observé, en admettant que cela "rest(ait) difficile".

Le diesel ne sera pas plus lourdement taxé

De son côté, l'ultimatum des écologistes n'aura pas porté ses fruits. Le rééquilibrage de la fiscalité de l'essence et du diesel n'aura pas lieu, du moins pas en 2014.

Il a ainsi appelé les écologistes à "ne pas réduire l'écologie à des impôts", et à "se déterminer par rapport à l'intérêt de la France".

Malgré tout, le chef de l'Etat a indiqué que serait annoncé "très prochainement" un crédit d'impôt pour la rénovation thermique .

Hollande se voit comme le "président des entreprises"

Souvent la cible de critiques pour son attitude jugée trop conciliante avec les chefs d'entreprises, le président français a coupé court: "si on veut des emplois, si on veut des productions en France, si on veut que que nos enfants aient une perspective de carrière, il faut des entreprises", a-t-il déclaré.

"Les entreprises je ne les assiste pas", a-t-il poursuivi, réfutant l'expression de "président des patrons". Il a en revanche revendiqué un rôle de "président des entreprises pour notre pays" car "l'avenir des entreprises c'est l'avenir de l'emploi des salariés".

Selon lui, "il faut que les entreprises se sentent soutenues, parce qu'on a besoin de tout le monde" pour avoir "une perspective de redressement et de croissance".

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Yann Duvert