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Les retraités, grands perdants des arbitrages budgétaires

Les pensions de retraite augmenteront moins que l’inflation d'ici à 2020, a décidé le gouvernement. Ce qui équivaut à une perte de pouvoir d’achat.

Le flou autour des coupes budgétaires se dissipe peu à peu. Et comme prévu, certaines mesures seront douloureuses. Ainsi, les allocations familiales et les retraites augmenteront moins vite que l'inflation d'ici à 2020, a annoncé Edouard Philippe ce dimanche au JDD.

Au total, trois prestations sociales - "l'aide personnalisée au logement, les allocations familiales, les pensions de retraite" - "progresseront de façon plus modérée, de 0,3 % par an en 2019 et en 2020 ". C'est nettement moins que l'inflation, qui s'élevait en juillet à 2,3% sur un an. 

Certaines prestations augmenteront "très significativement"

En revanche, "les prestations qui bénéficient à nos concitoyens les plus fragiles, comme le RSA, seront augmentées conformément à la loi", a indiqué le Premier ministre.

Il a, en outre, assuré que "la prime d'activité, le minimum vieillesse, l'allocation pour les adultes handicapés" augmenteraient, quant à eux, "très significativement", conformément aux promesses de campagne d'Emmanuel Macron.

Pour faire ces arbitrages, le gouvernement a fait le choix d'une politique "qui privilégie (...) la rémunération de l'activité et qui rompt avec l'augmentation indifférenciée des allocations", a expliqué le locataire de Matignon. "C'est par le retour à l'activité et une meilleure rémunération du travail que notre pays sera plus prospère", a-t-il estimé.

Un discours repris ce dimanche par Richard Ferrand, le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale. Invité de BFMTV, le député du Finistère a reconnu qu'il ne fallait "pas se défiler. Nous faisons le choix du travail et des actifs nous investissons le maximum là-dessus". Et d'assurer "qu'aucune prestation ne baissera(it)", hors inflation.

Y.D. avec AFP