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Ascoval: les salariés reprennent le travail après une semaine de blocage

Des salariés d'Ascoval manifestant en octobre.

Des salariés d'Ascoval manifestant en octobre. - FRANCOIS LO PRESTI / AFP

A Saint-Saulve (Nord), les salariés de l'usine Ascoval ont repris le travail lundi matin. Mercredi, le projet de reprise du site par le groupe Altifort a été jugé "solide" et "crédible" par Bercy.

Les salariés de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), en redressement judiciaire, ont repris le travail lundi matin après plus d'une semaine de blocage, ont indiqué à l'AFP des représentants syndicaux. "Vendredi, les machines avaient été remises en route et ce matin à 6 heures, les salariés ont repris le travail", a déclaré Nicolas Lethellier, délégué CGT. "On a redémarré normalement. L'ambiance est au beau fixe, on a passé une première étape. Maintenant, la balle est dans le camp d'Altifort", a pour sa part assuré Nacim Bardi, délégué syndical CGT. "On est tous motivés mais surtout impatients qu'une solution pérenne soit trouvée", a-t-il ajouté.

Mercredi, les 281 salariés avaient voté en assemblée générale la reprise du travail, quelques heures après une réunion à Bercy, lors de laquelle le projet de reprise de l'usine par le groupe Altifort a été jugé "solide" et "crédible" par Bercy et un cabinet d'experts indépendants. Mais des "fragilités" persistent selon le gouvernement, qui veut régler ce dossier d'ici "début décembre".

"Il peut y avoir un avenir pour le site"

"Je veux saluer le sens des responsabilités des salariés d'Ascoval. C'est grâce à eux que ça marche, qu'on peut construire une offre de reprise solide", a réagi le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, en marge d'un déplacement à Arras (Pas-de-Calais). "Reprendre le travail quand on n'a pas encore de garantie définitive, quand on a des inquiétudes (...), c'est un sacré acte de courage", a-t-il ajouté. "Cela nous oblige d'autant plus - l'Etat, la région, le repreneur - à trouver une solution définitive pour le site d'Ascoval. Je le redis: je ne lâcherai pas le morceau."

Lors d'un entretien accordé dimanche au Courrier picard, La Voix du Nord et L'Union, Emmanuel Macron a assuré croire en "un avenir" pour l'aciérie. "Je suis le premier à dire lorsqu'un site industriel n'a pas d'avenir. Je l'ai fait en un autre temps pour Whirlpool à Amiens. Et on a trouvé une solution de reprise et une autre option de développement. Là, je pense qu'il peut y avoir un avenir pour le site d'Ascoval", a affirmé le président de la République. "Un processus est en cours et je crois que personne ne doute de l'implication pleine et entière du gouvernement", a-t-il ajouté. "Et je veux que les habitants du Valenciennois, et tout particulièrement de Saint-Saulve, le sachent: j'y veille tout particulièrement. Les choses seront faites, tout simplement parce que celles et ceux qui travaillent là le méritent", souligne le chef de l'Etat.

Anne-Katell Mousset avec AFP