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S&P se déchaîne sur la France

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Après avoir mis sous surveillance le «triple A» de la France, l'agence de notation Standard & Poor's vient de placer plusieurs banques hexagonales dans son collimateur. Mais également la région Ile-de-France, ou encore l'AP-HP et l'UNEDIC. Explications.

Après avoir placé la France sous surveillance négative, Standard & Poor's a décidé hier soir, mercredi, de placer sous le même régime l'Union européenne dans son ensemble. Mais elle ne s'arrête pas là. Elle menace également de déclasser la note de plusieurs grandes banques de la zone euro, notamment françaises: BNP Paribas, Banque Populaire, Crédit Foncier de France...).

«L'accès au crédit risque d'être durci»

Autres cible nouvelles de S&P - plus inattendues - la région Ile-de-France, ainsi que de nombreux organismes publics: l'Agence française de développement, l'Assistance publique Hôpitaux de Paris, la Caisse nationale des autoroutes, l'UNEDIC, Réseau Ferré de France... Pourquoi ces décisions en série ? Tout simplement parce que Standard & Poor's estime que la note de ces banques et organismes reflète celle de la France. « Le boulot des agences de notation, c'est d'avertir les clients des banques de la santé de l'établissement où ils placent leur argent. Donc elles ont raison de le faire et on les critique à tort », estime Philippe Krevel (Cercle des épargnants). Il estime néanmoins que la mise sous surveillance de banques françaises aura des conséquences sur les clients. « L'accès au crédit risque d'être durci et les tarifs devraient augmenter. Il ne faut pas s'attendre à ce qu'elles nous fassent de cadeaux », pense-t-il.