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Radars vandalisés : ça soulage, mais ça coûte cher

Un Bonnet rouge s'en prend à un radar automatique, en marge d'une manifestation contre l'écotaxe en Bretagne.

Un Bonnet rouge s'en prend à un radar automatique, en marge d'une manifestation contre l'écotaxe en Bretagne. - -

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a demandé « de la fermeté » aux préfets de Bretagne, alors qu'une quarantaine de radars automatiques ont été vandalisés pour protester contre l'écotaxe. Facture : 23 millions d'euros.

46 radars ont été vandalisés en Bretagne, dont les deux derniers la nuit précédente en Ille-et-Vilaine. L'un a fait l'objet d'une tentative d'incendie, l'autre a été tagué, a indiqué la préfecture du département lundi. Trois personnes ont été interpellées dans la nuit de samedi à dimanche alors qu'elles s'apprêtaient à détruire un radar automatique à Saint-Jean-de-Vilaine, en Ille-et-Vilaine. Face à ces destructions, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a demandé « de la fermeté » aux préfets de Bretagne.

Le vandalisme a un coût : 23 millions d'euros

Les boites grises sont en quelques sortes les victimes collatérales de la fronde anti-écotaxe et antifiscale. Sauf que cette fronde a un coût : en moyenne, un radar neuf coûte 33 000 euros. Selon BFMBusiness, l’Etat a d’ailleurs prévu de dépenser 69,59 millions d'euros l'an prochain pour le "maintien des conditions opérationnelles" des 4 200 radars, c'est à dire en frais d'entretien et de réparation. Le seul vandalisme devrait coûter 23 millions d'euros selon Bercy, soit en moyenne 8 000 euros par appareil.

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La rédaction