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Quel programme économique pour François Fillon en 2017?

Le travail sera au cœur de la campagne 2017 de François Fillon.

Le travail sera au cœur de la campagne 2017 de François Fillon. - -

L'ex-Premier ministre a déclaré ce jeudi 9 mai que rien ne l'empêcherait d'être candidat en 2017. Il devrait axer ses propositions économiques sur la réduction des dépenses et la fin des 35 heures.

François Fillon sera candidat "quoi qu'il arrive" en 2017. L'ancien Premier ministre l'a dit à quelques journalistes en aparté à l'occasion d'un voyage au Japon ce jeudi 9 mai. Il a vite précisé qu'il évoquait les primaires UMP, prévues pour septembre 2016. François Fillon se montre déterminé, avec un projet de redressement pour le pays déjà établi. Au programme: des économies drastiques et des mesures de compétitivité choc.

Le travail sera au cœur de la campagne de François Fillon. Il devrait, par exemple, proposer la suppression des 35 heures. Pour son porte-parole Jérôme Chartier, il s'agit là d'un mauvais repère idéologique qu'il faut abroger pour gagner en compétitivité.

La garantie de l'emploi pour les fonctionnaires remise en question

Toujours sur le travail, le candidat malheureux à la présidence de l'UMP veut agir sur son coût en rétablissant la TVA sociale qu'il était sur le point de mettre en place en 2012, dans le cadre de la loi de finances rectificative. L'intérêt économique mis en avant est de pouvoir taxer les produits à l'importation.

L'autre grande priorité de François Fillon, c'est la réduction des dépenses. L'idée est de revenir au un départ à la retraite sur deux non remplacé dans la fonction publique. Et, pourquoi pas, aller plus loin. La question du statut des fonctionnaires, en particulier la garantie de l'emploi à vie, sera surement soulevée, nous confie un de ses plus proches collaborateurs.

En toile de fonds, une de ses obsessions est d'assainir les finances publiques. Lui qui, dès 2007 à Matignon, avouait être à la tête d'un Etat en faillite. Un angle d'attaque rêvé pour ses détracteurs, qui lui reprochent justement d'avoir laissé la dette augmenter de plus de 600 milliards d'euros quand il était Premier ministre.

Mathieu Jolivet