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Pour Royal, Air France a besoin d'un médiateur

Ségolène Royal est favorable à la nomination d'un médiateur.

Ségolène Royal est favorable à la nomination d'un médiateur. - Eric Piermont - AFP

Le dialogue est difficile chez Air France. Pour la ministre de l'Ecologie, qui exerce la tutelle sur le secrétariat d'Etat aux Transports, la désignation d'un médiateur peut être la solution.

Air France doit absolument retrouver la voie de la négociation. Et pour cela, un médiateur pourrait être désigné pour favoriser la reprise du dialogue au sein de la compagnie aérienne, a estimé vendredi Ségolène Royal.

"Si le dialogue est difficile à renouer compte tenu de ce qui s'est passé, les dirigeants de l'entreprise et les organisations syndicales peuvent très bien se mettre d'accord sur le nom d'un médiateur qui réunirait un accord de toutes les parties prenantes et qui pourrait contribuer à renouer le fil du dialogue", a déclaré sur iTélé la ministre de l'Ecologie, qui exerce la tutelle sur le secrétariat d'Etat aux Transports.

"C'est quoi renouer le fil du dialogue? C'est déjà partager un accord sur l'évaluation de la situation. Et sans doute que cette étape-là a été trop précipitée", a-t-elle poursuivi. "Il faut que les partenaires se mettent d'accord déjà sur le partage du diagnostic de la situation. (...) A partir de ce moment, on peut co-construire ensemble des solutions", a-t-elle ajouté.

"Tout le monde doit faire des efforts"

La confirmation d'un plan de restructuration menaçant à court terme 2.900 emplois avait donné lieu lundi à des débordements parfois violents. Air France a opté pour ce "plan B" alternatif au projet Perform prévu initialement, en raison de l'échec des négociations, acté le 30 septembre, avec les syndicats de pilotes sur de nouvelles mesures de productivité.

Pour la première fois depuis lors, les deux syndicats de pilotes représentatifs à Air France, le SNPL et le SPAF, devaient être reçus vendredi à 11H00 par la direction de la compagnie aérienne. "Tout le monde doit faire des efforts, bien évidemment. Je pense que désigner une seule catégorie de salariés comme devant porter tous les efforts ou chercher à dresser les catégories de salariés les uns contre les autres, (...) ce n'est pas la bonne façon de procéder", a dit Ségolène Royal.

D. L. avec AFP