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Merkel veut corriger les dérives du marché du travail

Angela Merkel a donné les pistes pour corriger "la face sombre du marché du travail".

Angela Merkel a donné les pistes pour corriger "la face sombre du marché du travail". - -

Lors d'un discours, ce mercredi 29 janvier devant les députés allemands, la chancelière a affirmé vouloir mettre fin à "la face sombre" du marché du travail. Elle a alors vanté les bienfaits du salaire minimum.

Angela Merkel veut s'attaquer à "la face sombre" des réformes du marché du travail menées sous les précédents gouvernements. Devant les députés allemands ce mercredi 29 janvier, la chancelière a ainsi indiqué vouloir "corriger" les effets pervers affirmant "continuer à apporter des mesures de correction".

Elle a donné pour exemple l'introduction dès 2015 d'un salaire minimum en Allemagne, résultat de l'accord avec le SPD pour former un gouvernement de coalition.

"Aucune personne ayant un coeur ne peut rejeter l'idée d'un salaire minimum. Chaque personne ayant un coeur doit s'assurer que l'aspiration légitime à une rémunération décente ne conduise pas vers le chômage des gens qui ont un travail", a-t-elle déclaré, très applaudie.

De nouvelles mesures

"La flexibilisation inévitable du droit du travail a conduit à de nouvelles possibilités d'abus", a-t-elle également affirmé. Elle a considéré que le gouvernement précédent, qu'elle a dirigé avec ses alliés libéraux, avait "corrigé certaines d'entre elles", mais que son gouvernement de grande coalition (conservateurs et sociaux-démocrates) allait devoir "apporter de nouvelles corrections".

Outre le salaire minimum, elle a cité la limitation de la durée du travail intérimaire à 18 mois au maximum et l'obligation prochaine de payer les intérimaires au même niveau que les salariés disposant d'un contrat à long terme.

L'Allemagne a été régulièrement critiquée sur la scène internationale pour s'être trop serrée la ceinture ces dernières années. Les mesures sociales sont au coeur du contrat de coalition signé en décembre entre les conservateurs d'Angela Merkel et les sociaux démocrates du vice-chancelier, Sigmar Gabriel.

J.M. avec AFP