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Les parlementaires s'accordent sur une hausse du budget des armées 2019-2025

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Le projet de loi sera adopté définitivement le 27 juin à l'Assemblée et le 28 au Sénat.

Sénateurs et députés ont trouvé mardi, à l'occasion d'une commission mixte paritaire (CMP), un accord sur le projet de loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025, prévoyant une hausse sensible du budget des armées qui passera ainsi à 2% du PIB. Le projet de loi sera adopté définitivement le 27 juin à l'Assemblée et le 28 au Sénat.

"Les deux assemblées envoient ainsi à nos armées un signal fort, de confiance et de reconnaissance", a déclaré à l'issue de la CMP le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat Christian Cambon (LR).

Jean-Jacques Bridey (LREM), président de la commission de la Défense de l'Assemblée, a salué de son côté un "très large accord" entre les deux assemblées qui "ouvre la voie à l'adoption définitive d'un texte très attendu par les armées".

Le Sénat a renforcé le volet humain du budget

Selon Christian Cambon, le Sénat a sécurisé les ressources des armées par des clauses de garantie: protection contre le financement du futur Service national universel, clause d'augmentation des ressources en cas de hausse du cours du pétrole, limitation de la part défense dans le surcoût des Opérations extérieurs (OPEX), prise en compte de l'usure accélérée du matériel dans le surcoût OPEX.

Le Sénat a aussi renforcé le volet humain du budget avec des mesures en faveur du logement et de la vie familiale, en faveur des femmes militaires et de la lutte contre les discriminations sexistes.

"Bien évidemment, c'est maintenant pour l'exécution de cette loi de programmation que le Sénat va se mobiliser", a poursuivi Christian Cambon: "pas un euro ne doit manquer!".

"Le texte adopté permet, grâce aux amendements du Sénat, de sauvegarder les ressources des armées", a aussi affirmé le sénateur Cédric Perrin (LR), mettant notamment en avant "l'assouplissement du cadre juridique des achats d'équipement".

Le texte avait été approuvé en première lecture fin mars à l'Assemblée nationale, avant d'être modifié fin mai par le Sénat.

J.-C.C. avec AFP