BFM Business

Les ministères vont rogner sur leurs dépenses et sur leurs effectifs

-

- - -

Matignon a fixé à tous les ministères des objectifs de baisse des dépenses de fonctionnement de 7% entre 2012 et 2013. D'ici à 2015, les effectifs publics devront fondre de 2,5% par an, sauf secteurs prioritaires.

L'heure du régime a sonné pour les ministères, et l'ordre vient directement de Matignon. Dans ses lettres de cadrage envoyées jeudi à ses 38 ministres et ministres délégués, Jean-Marc Ayrault fixe le cap jusqu'à 2015.
Traditionnellement expédiées en début de procédure budgétaire par le Premier ministre, ces lettres de cadrage définissent les grandes lignes de la stratégie budgétaire du gouvernement et précisent les principaux objectifs retenus en matière de finances publiques. Premier objectif: Matignon demande une baisse générale des effectifs publics de 2,5%, excepté dans les secteurs prioritaires. Les créations d'emplois seront ainsi réservées à l'enseignement, la police, la gendarmerie et la justice. Pour tout le reste, «des efforts de -2,5% par an [entre 2013 et 2015] sur les autres secteurs seront donc nécessaires afin de respecter cet objectif de stabilité», relèvent les services du Premier ministre.

La ceinture des dépenses resserrée d'un cran

Deuxième objectif, la baisse des dépenses de fonctionnement: «Chaque ministre proposera (...) des réformes, permettant, dans un souci d'équité et d'efficacité des services publics, d'en réduire globalement le montant de 7% en 2013 par rapport à 2012, 4% en 2014 par rapport à 2013 et 4% en 2015 par rapport à 2014», explique Matignon dans un communiqué publié jeudi. Dès l'année prochaine, les ministères devront donc réduire leurs dépenses de fonctionnement de 7% par rapport à cette année.
«Un effort de même ampleur sera appliqué, dans cet esprit d'équité et d'efficacité, aux dépenses d'intervention», à savoir les aides et subventions. Les crédits et effectifs de chaque ministère pour les années 2013, 2014 et 2015 seront ensuite fixés par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault «avant la fin du mois de juillet» dans des «lettres-plafond». «Le cadre ainsi défini traduit l'engagement du gouvernement pour le redressement des comptes publics au service du redressement du pays dans la justice», conclut Matignon, tout en vantant une «approche nouvelle, qui rompt avec la période précédente et l'application de règles uniformes». Le gouvernement s'est fixé pour objectif de ramener le déficit budgétaire à 3% du PIB en 2013, contre 4,5% cette année.

La Rédaction, avec AFP