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Le marché du travail européen ouvert aux Bulgares et aux Roumains

Sept pays vont ouvrir leurs marchés du travail à la Bulgarie et à la Roumanie.

Sept pays vont ouvrir leurs marchés du travail à la Bulgarie et à la Roumanie. - -

Les Bulgares et les Roumains sont libres d'être employés dans toute l'Union européenne depuis le 1er janvier. Un changement qui inquiète pourtant en Allemagne et au Royaume-Uni.

Plus besoin de permis de travail pour les travailleurs bulgares et roumains dans toute l'Union européenne. Depuis le 1er janvier, les dernières restrictions imposées par sept pays, dont la France, ont été levées.

Les travailleurs roumains ont été sous les feux des projecteurs récemment, lors du bras de fer Paris-Bruxelles sur les travailleurs détachés. Certains pays s'inquiètent de voir arriver de nouveaux migrants venus de ces deux pays, où le salaire minimum est inférieur à 200 euros.

La diaspora roumaine à travers toute l'Union atteint déjà 3 millions de personnes, et un million pour les Bulgares. En Italie, où les travailleurs de ces deux pays n'avaient pas besoin de permis de travail, déjà un million a trouvé un emploi.

Déjà des milliers de médecins en France et au Royaume-Uni

Mais selon l'ambassadeur de Roumanie à Paris, Bogdan Mazaru, invité mercredi 1er janvier de BFMTV, il n'y aura "pas de vague" d'immigration vers la France. "Les gens qui ont voulu venir travailler en France sont déjà ici", explique-t-il.

Une analyse partagée par des spécialistes, pour qui les grandes vagues d'émigration ont donc déjà eu lieu depuis la fin du régime communiste. La France et le Royaume-Uni ont d'ailleurs profité de l'arrivée de milliers de médecins et d'aides-soignantes.

Fraudes aux prestations sociales?

Les inquiétudes sont particulièrement vives au Royaume-Uni. Certains membres du Parti conservateur ont tenté jusqu'au dernier moment de convaincre le Premier ministre, David Cameron, de retarder l'ouverture du marché du travail.

En Allemagne, la CSU, le parti conservateur bavarois, allié d'Angela Merkel, a fait part de ses craintes de voir les cas de "fraudes aux prestations sociales" se multiplier.

J.S avec AFP