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L'ex-PDG d'Air France-KLM va se pencher sur l'avenir du ferroviaire

Jean-Cyril Spinetta, ancien PDG d'Air France-KLM, a été chargé de mener une réflexion sur "les conditions d'une transformation réussie du secteur ferroviaire".

Jean-Cyril Spinetta, ancien PDG d'Air France-KLM, a été chargé de mener une réflexion sur "les conditions d'une transformation réussie du secteur ferroviaire". - Eric Piermont - AFP

Jean-Cyril Spinetta, ancien PDG du groupe Air France-KLM, a été missionné par le gouvernement pour réfléchir à une stratégie pour l'État concernant le futur du secteur ferroviaire.

L'ancien PDG du groupe Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, a été chargé par le gouvernement de mener une réflexion sur "les conditions d'une transformation réussie du secteur ferroviaire", a annoncé mardi le Premier ministre, Édouard Philippe.

"L'objectif est simple: il faut doter l'État d'une stratégie claire pour renforcer ces transports ferroviaires", a souligné le Premier ministre à l'occasion du lancement des Assises de la mobilité, évoquant "les questions relatives à l'économie du ferroviaire, au modèle économique du ferroviaire, aux perspectives du ferroviaire".

Une réflexion en vue de l'ouverture à la concurrence

Cette réflexion sera menée en parallèle des Assises de la mobilité, et les conclusions devront être rendues au premier trimestre 2018. Édouard Philippe a également ouvert la porte à une reprise par l'État de la dette du secteur ferroviaire, notamment celle du gestionnaire d'infrastructure SNCF Réseau, qui s'élève à 44,9 milliards d'euros et croît de 3 milliards d'euros par an.

"Des décisions collectives ont été prises, elles doivent être assumées collectivement", a commenté le Premier ministre. "Dans un monde qui va s'ouvrir de manière progressive et maîtrisée à la concurrence, il est impératif que nous réfléchissions aux moyens d'assurer la stabilité, la compétitivité de ce secteur clé", a détaillé Édouard Philippe.

Le Premier ministre a estimé qu'"après avoir doté la France du réseau à grande vitesse le plus performant d'Europe, il est probablement temps de réorienter ce secteur vers les mobilités du quotidien et de tirer les conséquences de la montée en puissance des métropoles".

Les Assises de la mobilité, lancées mardi, vont durer trois mois et doivent déterminer les priorités pour les transports dans les années à venir, et un projet de loi sera présenté début 2018.

N.G. avec AFP