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L'ex-maire de New York Michael Bloomberg se dit fan de Macron 

En visite en France où il a été reçu par François Hollande, le patron du groupe financier Bloomberg s'est également entretenu avec le candidat d'En Marche! à l'élection présidentielle.

Emmanuel Macron reçoit un soutien de poids. En visite en France, Michael Bloomberg vient en effet de faire un détour par le quartier général d'En Marche! à Paris. L'ancien maire de New York, entrepreneur et huitième fortune mondiale selon Forbes vient de faire une déclaration commune avec le candidat à l'élection présidentielle.

"Je connais ce gentleman à ma gauche, je suis un fan, c'est un homme bien et je voulais lui dire bonjour. Je suis honoré d'être de passage dans votre pays et votre ville et c'est agréable de lui souhaiter de bonnes choses pour sa campagne et d'échanger nos expériences de candidats."

L'ex-maire de New York (2002-2013) qui a commencé sa carrière politique au parti démocrate, l'a poursuivie chez les républicains avant de la terminer en tant qu'indépendant, en a profité pour donner un conseil électoral à celui qui se présente pour la première fois devant les suffrages.

"Les sondages montent et descendent. Mon conseil à M. Macron c'est de ne pas se soucier des sondages, vous devez dire aux gens pourquoi ils doivent voter pour vous, ce dont vous êtes capable. Les électeurs ne doivent pas spécialement être d'accord mais ils doivent être sûrs que vous êtes authentique, que vous allez les écouter et les aider."

Michael Bloomberg et Emmanuel Macron ont eu une discussion de 45 minutes au cours de laquelle ils ont parlé de technologie, de formation et surtout de création d'emplois.

"Les gens veulent avoir un emploi, être dignes et autosuffisants et c'est la responsabilité du gouvernement. Je peux au moins expliquer à Emmanuel Macron ce qui a été accompli en la matière à New York et aux États-Unis."

Un soutien prestigieux donc pour le candidat d'En Marche!, même si dans l'entourage d'Emmanuel Macron on espérait que Michael Bloomberg annoncerait le rapatriement d'une partie de ses effectifs londoniens (4.000 salariés) vers Paris. L'homme d'affaires américain s'était en effet prononcé l'année dernière contre le Brexit, estimant que la sortie de l'UE serait néfaste à l'économie britannique. Mais le soutien du milliardaire américain est peut-être aussi à double tranchant pour un Emmanuel Macron souvent taxé d'être le candidat des puissances de l'argent.

Un peu plus tôt dans la matinée, Michael Bloomberg s'est entretenu avec Anne Hidalgo et François Hollande à l'Elysée. L'ex-édile de New York qui est actuellement président de la Convention mondiale des maires pour l'énergie et le climat a assuré au président de la République que "les entreprises et les États américains respecteraient l'engagement des États-Unis vis-à-vis de l'Accord de Paris." 

Frédéric Bianchi et Jérémy Trottin