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Le climat des affaires se dégrade en avril

Les chefs d'entreprise sont plutôt heureux de l'être.

Les chefs d'entreprise sont plutôt heureux de l'être. - Reynermadia - Flickr - CC

Ce repli résulte de la détérioration des perspectives dans le tertiaire, en partie contrebalancée par une nouvelle amélioration du climat des affaires dans l'industrie.

Situation contrastée pour le climat des affaires en France en avril. Globalement, l’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité marchands, perd deux points après une nette amélioration le mois précédent (+7 points). À 95, il se situe en deçà de sa moyenne de longue période (100), selon l'Insee.

Pour autant, ce repli résulte de la détérioration des perspectives dans le tertiaire, en partie contrebalancé par une nouvelle amélioration du climat des affaires dans l'industrie.

Ainsi, dans le commerce de détail, le climat perd 5 points à 90 et se situe nettement au-dessous de sa moyenne de longue période. Dans ce secteur, tous les soldes prospectifs sont affectés, en lien avec le renforcement, fin mars, des mesures sanitaires, explique l'Insee.

Climat des affaires en avril
Climat des affaires en avril © Insee

Un climat meilleur dans l'industrie

Dans le secteur des services, le climat perd 3 points à 91, "du fait de la baisse de la plupart des soldes prospectifs, et se situe lui aussi nettement en deçà de sa moyenne".

En revanche, dans l'industrie, le climat des affaires gagne 5 points. "À 104, il repasse au-dessus de sa moyenne (100). Dans ce secteur, les soldes d'opinion sur les carnets de commande, sur les perspectives personnelles de production et sur la production passée progressent", peut-on lire.

Enfin, dans le bâtiment, l'opinion des entrepreneurs sur l'évolution récente de leur activité s'améliore quand celle sur l'activité prévue s'assombrit légèrement. Ces deux soldes demeurent nettement au-dessus de leurs moyennes respectives.

Dans le même temps, le climat de l'emploi est stable. "À 92, il reste bien en deçà de sa moyenne de longue période (100). L'Insee note une "baisse des soldes sur l'évolution attendue des effectifs dans les agences d'intérim, le commerce de détail et l'industrie".

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business