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Les entreprises dont l'Etat pourrait se désengager en 2015

L'Etat détient 84,5% d'EDF.

L'Etat détient 84,5% d'EDF. - Eric Piermont - AFP

Michel Sapin, le ministre des Finances, a annoncé mercredi que 4 milliards d'euros d'actifs seraient cédés en 2015. Tour d'horizon des entreprises qui pourraient être concernées.

L’Etat s’apprête de nouveau à vendre une partie de ses bijoux de famille. En présentant le projet de Budget 2015, mercredi 1er octobre, Michel Sapin a en effet annoncé que 4 milliards d’euros de cessions d’actifs allaient être "mis au service du désendettement de la France" en 2015. Reste à savoir quelles entreprises peuvent être concernées.

>EDF

En mai dernier, le syndicat CFE-CGC avait lancé un pavé dans la marre, en affirmant que l’Etat réfléchissait à céder 15% de ses parts dans EDF. Une rumeur immédiatement démentie par Bercy, mais qui reste néanmoins crédible. Actuellement, les pouvoirs publics détiennent 84,5% de l’entreprise, soit 43,44 milliards d’euros (au 30 avril 2014). L’Etat est toutefois légalement tenu de détenir 70% d’EDF au minimum.

>La Française des jeux

Très rentable, la Française des jeux a réalisé un chiffre d’affaires de 12,35 milliards d’euros en 2013, et assure chaque année un dividende non négligeable à l’Etat. Ce dernier réfléchirait à céder 20% de la société ce qui, selon certains banquiers d’affaires, pourrait rapporter 300 à 400 millions d’euros.

>Airbus Group

Après avoir cédé 1% du capital d’Airbus Group (ex-EADS) en janvier dernier, l’Etat français en détient désormais 11%. Une nouvelle cession ne semble toutefois pas à l’ordre du jour, notamment car elle devrait s’effectuer en concertation avec l’Allemagne (qui détient le même pourcentage).

Orange

> Mardi 30 septembre, bpifrance a annoncé avoir cédé 1,9% du capital de l’opérateur, ce qui porte sa participation à 11,6%. En comptant la part de l’agence des participations d’Etat,environ 25% du capital d’Orange reste public.

>GDF Suez

En juin dernier, l’Etat a cédé 3,1% de GDF Suez, notamment pour financer la montée au capital d’Alstom. Mais le seuil limite de 33,3% est désormais atteint, et un nouveau désengagement est donc impossible.

>Les autres cessions possibles

L’Etat détient également 50,6% d’ADP, après la cession d’environ 10% de son capital en mai 2013. Ce qui représentait en avril dernier une valeur de 4,5 milliards d’euros. En outre, il possède 26,6% de Thalès (pour 2,5 milliards), 22,4% de Safran (4,5 milliards).

En outre, d’autres privatisations sont possibles, même si les montants escomptés sont moindres. L’Etat a ainsi annoncé vouloir céder ses parts dans l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Il réfléchirait également à privatiser le célèbre marché de Rungis, selon Le Figaro.

Yann Duvert