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Le gouvernement baisse les tarifs des cliniques

Le centre chirurgical Marie Lannelongue dans les Hauts-de-Seine.

Le centre chirurgical Marie Lannelongue dans les Hauts-de-Seine. - -

Le gouvernement a choisi de baisser de 0,24% les tarifs des cliniques privées au 1er mars sans toucher à ceux des hôpitaux. Une différence de traitement justifiée par le crédit d'impôt compétitivité et emploi qui profite aux seules cliniques.

Les cliniques privées comme elles le craignaient, le gouvernement a choisi, ce vendredi 28 février, de baisser leurs tarifs de 0,24%, selon un arrêté publié au Journal Officiel. Ce qui n'aura pas de conséquence sur les remboursements des patients qui relèvent d'autres grilles tarifaires.

Dans le même temps, les tarifs des hôpitaux restent, eux, inchangés. Cette nouvelle grille tarifaire entrera en vigueur samedi 1er mars. Les sommes versées par l'Assurance maladie à chaque établissement de santé en fonction des actes qu'ils réalisent sont basées sur ces tarifs.

Redoutant cette baisse, les cliniques ont annoncé qu'elles n'accueilleraient plus d'étudiants infirmiers en stage à partir de mars.

35% des cliniques seraient en déficit

Pour justifier la différence de traitement entre les hôpitaux et les cliniques, le gouvernement explique que contrairement à ces dernières, les hôpitaux ne bénéficient pas du crédit impôt compétitivité pour l'emploi (CICE). Les cliniques profiteraient ainsi d'un allègement de charges de 140 millions d'euros.

Mais pour gommer cet avantage fiscal par rapport au secteur public, le gouvernement compense donc en agissant sur les tarifs, comme en 2013, au grand dam des cliniques.

Selon Lamine Gharbi, président du groupe de cliniques Cap Santé, et patron de la FHP-MCO, syndicat regroupant près de 600 établissements privés de santé en France, face à la restructuration du secteur, "35% de nos cliniques sont en déficit".

J.M. avec AFP