BFM Business

L'Etat va vendre pour 470 millions d'euros de bâtiments publics en 2014

Bercy estime à 470 millions d'euros le montant des cessions immobilières en 2014

Bercy estime à 470 millions d'euros le montant des cessions immobilières en 2014 - -

Selon les documents budgétaires annexés au projet de loi de finances, l'Etat espère céder pour 470 millions d'euros de bâtiments publics en 2014 contre 530 millions cette année. 30% de cette somme ira au désendettement.

Comme le ferait n'importe quelle famille désargentée, l'Etat va continuer à vendre des biens immobiliers pour se désendetter.

En 2014, sur les 470 millions d'euros attendus des cessions de bâtiments ou de terrains publics, le gouvernement devrait affecter 80 millions au désendettement. C'est un peu moins que les 530 millions d'euros de cessions attendus cette année et les 82,5 millions destinés à la dette. Ces chiffres sont contenus dans une annexe au projet de loi de finances pour 2014.

Quatre milliards d'euros de ventes déjà récupérés

Le patrimoine immobilier de l'Etat est estimé à un peu plus de 183 milliards d'euros, plus 54 milliards pour ses établissements publics (les opérateurs en langage de Bercy). De 2007 à 2012, l'Etat a déjà vendu pour 588.309 m2 de bâtiments, pour une valeur d'environ 4 milliards d'euros.

Depuis 2010, une partie des sommes ainsi récupérée par l'Etat doit obligatoirement servir au désendettement. Fixé à 25% en 2013, le pourcentage doit atteindre 30% à partir de 2014.

Mais deux ministères bénéficient jusqu'à présent d'un régime de faveur jalousé par les autres : la Défense et les Affaires étrangères. Ils peuvent affecter le produit de la vente de leurs biens (sites militaires ou ambassades) à leurs propres investissements.

La Défense a utilisé cette possibilité pour contrebalancer la baisse de ses crédits de matériels militaires. Le Quai d'Orsay en a profité pour faire construire de nouvelles ambassades dans les pays émergents et entretenir celles existantes. Mais ces dérogations se terminent en 2014. A partir de 2015, les deux ministères devront participer comme les autres à l'effort de désendettement.

Patrick Coquidé