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Jean Peyrelevade: "si j’étais député, je censurerais le gouvernement"

Jean Peyrelevade sur BFM Business ce mercredi 20 mars

Jean Peyrelevade sur BFM Business ce mercredi 20 mars - -

Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit Lyonnais, s’inquiète sur BFM Business ce mercredi 20 mars, du manque de plan de redressement de la France. Selon lui, le gouvernement a augmenté les recettes mais n’a toujours pas réduit la dépense publique.

"On se rapproche progressivement du mur". Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit Lyonnais et président du Conseil de Surveillance de la banque Leonardo en France, explique sur BFM Business ce mercredi 20 mars, qu’il n’y aujourd’hui aucun plan de redressement de la France. "Ce qui nous manque aujourd’hui, ce n’est plus le diagnostic, mais on a toujours pas de véritable plan de redressement. Ni à droite, ni à gauche", déplore-t-il.

Et il précise : "la réduction de la dépense publique est incontournable. Le gouvernement a fait la partie la plus facile, l’augmentation des recettes, l’augmentation des impôts. Il est au bout de cet exercice, il n’a plus de ressources de ce côté-là. Il doit diminuer la dépense publique".

Pour la motion de censure

Une situation que l’alarme. Une inquiétude telle que cet ancien directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy (PS) avoue sur le plateau du Grand Journal que s’il était député, il censurerait le gouvernement. "Sous l’angle de la politique économique", précise-t-il quand même.

"Oui je censurerais le gouvernement, parce que le plan de redressement qu’il y a à établir, pour redresser le pays, il sera certainement très difficile à appliquer mais le définir c’est pas très compliqué. Il a deux jours de travail pour fabriquer un vrai plan de redressement qui, s’il est suivi, redonnera à la France en 2 ans 3 ans, de la croissance, du dynamisme, et de l’espoir".

Quand on a une charge publique, on doit être insoupçonnable

Plan que le gouvernement n’a toujours pas établi et qui va encore être freiné par la démission de Jérôme Cahuzac. "Cela arrive au pire moment. Nous attendions de voir la réduction des dépenses publiques annoncée depuis des mois. C’est une grande perte pour le gouvernement".

Mais selon lui, l’ex ministre du Budget a eu raison de partir. "Quand on a une charge publique, on est comme la femme de César, on doit être insoupçonnable".

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