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Budget 2018: le numéro 2 du Medef appelle Macron à ne pas céder

Geoffroy Roux de Bézieux appellent les exilés fiscaux à revenir

Geoffroy Roux de Bézieux appellent les exilés fiscaux à revenir - Éric Piermont - AFP

Alors que l'exécutif fait face à une vague de critiques sur le premier budget du quinquennat, Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef, affirme dans une interview au JDD que le président de la République doit maintenir le cap en capitalisant sur la légitimité que lui assure son élection.

Le premier Budget d'Emmanuel Macron a les faveurs du patronat. Dans un entretien au journal du dimanche de ce 1er octobre, le vice-président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux considère ainsi que c'est "un budget qui ne résout pas l'écart de compétitivité avec nos voisins mais qui envoie aux entrepreneurs des signaux forts sur l'attractivité du pays".

Ce budget a néanmoins été taxé de budget "pour les riches" par l'opposition, l'ancienne ministre socialiste et maire de Lille Martine Aubry évoquant "un budget du CAC40".

Pour les exilés fiscaux "c'est le moment de rentrer"

Emmanuel Macron peut-il dès lors lâcher du lest face au mécontentement populaire. "Il ne cédera pas! Il y a une polémique qui naît sur l'air de 'Macron, président des riches'. Le rôle des politiques est d'annoncer les mesures avant l'élection. C'est ce qu'a fait Emmanuel Macron. Il a la légitimité du suffrage universel et entre la présidentielle et les législatives, cette légitimité est très récente", affirme-t-il. "Les Français ont le droit de manifester mais la démocratie s'est exprimée dans les urnes", ajoute-t-il.

Geffroy Roux de Bézieux se réjouit par ailleurs de la suppression de l'ISF ("un impôt absurde qui n'existe nulle part ailleurs") et de la mise en place "d'une imposition des gains en capital qui se situe dans la moyenne des pays européens".

Pour le numéro deux du Medef, ce budget va par ailleurs favoriser le retour des exilés fiscaux. "J'ai envie de dire à ceux qui se sont exilés fiscalement: c'est le moment de rentrer! (…) J'en entends déjà qui réfléchissent à un retour car pour eux la France redevient un pays normal".

J.M.