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Affaire Bettencourt : Stéphane Courbit convoqué par le juge

Stéphane Courbit sera interrogé pour savoir s'il a, lui aussi, profité de la sénilité de Liliane Bettencourt pour lui extorquer un investissement dans Lov Groupe

Stéphane Courbit sera interrogé pour savoir s'il a, lui aussi, profité de la sénilité de Liliane Bettencourt pour lui extorquer un investissement dans Lov Groupe - -

Le producteur télé sera entendu par le juge Gentil jeudi 10 janvier. Il pourrait être mis en examen pour "abus de faiblesse" sur la milliardaire.

Stéphane Courbit, l'ancien PDG d'Endemol, est convoqué chez le juge à Bordeaux jeudi prochain. Le patron de Lov Group va être interrogé sur les 143 millions d'euros investis par Liliane Bettencourt dans sa société il y a deux ans. L'héritière de l'Oréal était déjà reconnue en état de faiblesse psychologique à cette époque. Rappel des faits.

En décembre 2010, quelques jours avant Noël, Stéphane Courbit se trouvait un nouvel actionnaire. Liliane Bettencourt signait un contrat pour reprendre 20% de Lov Group, société spécialisée dans les paris en ligne, l'énergie et les productions télé. Un investissement d'un peu plus de 143 millions d'euros en deux fois.

Conflit d'intérêt pour l'avocat de Liliane Bettencourt

Son intermédiaire : Pascal Wilhelm, protecteur de la milliardaire, mais aussi avocat de l'ancien patron d'Endemol. Un conflit d'intérêts évident selon la fille de Liliane Bettencourt, qui a tenté à plusieurs reprises de dénouer le deal.

Cet investissement, Liliane Bettencourt n'en a pas souvenir, a-t-elle confié au juge des tutelles en juillet 2011. Stéphane Courbit assure, lui, que lors de ses rencontres avec la milliardaire, il ne s'est pas rendu compte de l'état de faiblesse de son interlocutrice.

Il est convoqué la semaine prochaine en vue d'une possible mise en examen dans cette affaire. Aujourd'hui, Liliane Bettencourt possède toujours les 20% de Lov Group...

Hélène Cornet