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Des médicaments bientôt vendus sur Amazon? Buzyn dément et tente de rassurer les pharmaciens

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Un projet de loi du gouvernement prévoit d'assouplir les conditions de vente de médicaments en ligne. Les pharmaciens s'inquiètent de voir les plateformes de e-commerce saisir cette opportunité. Mais la ministre de la Santé promet de "prendre tous les engagements nécessaires" pour éviter les dérives.

Examiné ce mercredi en conseil des ministres, le projet de loi visant à assouplir les conditions de vente de médicaments sans ordonnances sur internet suscite la colère des pharmaciens qui redoutent de voir débouler les plateformes de e-commerce. 

Invité sur RMC et BFMTV, Agnès Buzyn a tenu à rassurer les pharmaciens sur les objectifs du texte:

"Il est clair qu'Amazon, ce n'est pas la vision du gouvernement. Nous ne souhaitons pas que des plateformes vendent des médicaments comme on vend des livres", a affirmé la ministre des Solidarités et de la Santé.

Contrairement aux règles actuelles qui autorisent les professionnels à vendre des médicaments en ligne à condition que le stock soit adossé à leur officine et que chaque pharmacie dispose de sa plateforme, le texte de l'exécutif prévoit la possibilité de vendre des médicaments stockés sur un autre site que celui de la pharmacie. D'où l'inquiétude des pharmaciens sur une éventuelle percée des plateformes de e-commerce qui pourraient s'associer avec des officines. 

"Mutualiser la vente en ligne"

Mais "ce que propose le gouvernement c'est la possibilité de mutualiser cette vente en ligne entre plusieurs pharmacies", a affirmé Agnès Buzyn, promettant de "prendre tous les engagements nécessaires pour rassurer les pharmaciens". 
La vente de médicaments en ligne "doit rester à la main des pharmaciens d'officines. Je compte énormément sur la profession des pharmaciens dans leur rôle de santé publique, de conseil. [...] Ils sont indispensables à l’accès aux soins et ils peuvent être totalement rassurés sur le fait que je serai à leurs côtés pour éviter toute dérive de cette vente en ligne", a conclu la ministre. 
Paul Louis