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Coronavirus: 460.000 chômeurs supplémentaires pendant la période de confinement, selon l'OFCE

460.000 personnes devraient se retrouver au chômage à cause du confinement

460.000 personnes devraient se retrouver au chômage à cause du confinement - Pascal Guyot - AFP

Selon une étude de l'OFCE, la seule période de confinement va mettre au chômage 200.000 salariés dont la durée de contrat de travail est supérieure à un mois, 60.000 salariés en période d'essai et 175.000 en contrats courts.

Si l’Etat a mis en place un dispositif renforcé et élargi de chômage partiel afin de soutenir les ménages et entreprises face à l’épidémie de coronavirus, celui-ci ne devrait pas suffire pour protéger l’ensemble des emplois à court terme, selon une étude de l’OFCE publiée ce lundi.

L’Observatoire estime en effet que le nombre de chômeurs devrait augmenter de près de 460.000 durant la période de confinement. Il passerait alors 2,7 millions à un peu plus de 3,1 millions. 

Dans le détail, 220.000 salariés dont la durée de contrat de travail est supérieure à un mois devraient perdre leur emploi en raison de la baisse de l’activité liée au confinement. Bien qu'ils y soient éligibles, ces derniers n’ont pas été placés en chômage partiel, soit parce que leur entreprise n’a pas souhaité recourir à ce dispositif, soit parce qu’elle a vu sa demande refuser par l’administration. 

L’OFCE fait l’hypothèse que ces salariés ont droit à l’assurance chômage. "Ils perdent intégralement leur rémunération et touchent en contrepartie 73% de leur salaire net, ce qui se traduit par une perte de revenu net de 200 millions d’euros pour les ménages par mois de confinement". Dans le même temps, l’Etat verse les allocations chômage pour 440 millions d’euros et perd 350 millions d’euros de cotisations sociales sur les salaires non versés par mois de confinement.

Salariés en période d'essai et contrats courts

Parmi les salariés en période d’essai, l’OFCE estime par ailleurs que 10% d’entre eux vont voir leur contrat de travail interrompu, soit 60.000 personnes. N’ayant pas droit à l’assurance chômage, ils percevront le RSA. 

Enfin, 175.000 salariés en contrat court de moins d’un mois se retrouveront au chômage en raison de la fermeture des commerces non essentiels ou de la baisse d’activité, selon l’OFCE qui distingue trois cas. D’abord, les salariés de plus de 25 ans éligibles à l’assurance chômage qui seront indemnisés à hauteur de 73% de leur salaire net. Ensuite, ceux ayant plus de 25 ans mais non éligibles à l’assurance chômage et qui recevront le RSA. Enfin, les salariés de moins de 25 ans pour lesquels l’OFCE fait l’hypothèse qu’ils n’auront pas droit "à l’assurance chômage, ni au RSA". 

Paul Louis