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Les députés minimisent la surtaxation de l’huile de palme

Sur une plantation de palmiers, en Malaisie.

Sur une plantation de palmiers, en Malaisie. - AFP-SAEED-KHAN

"La tonne d'huile de palme sera taxée à hauteur de 90 euros, contre 900 euros envisagés initialement."

La loi devait imposer une surtaxation de 900 euros par tonne d'huile de palme à partir de 2020, elle ne sera finalement que de 90 euros. Sensibles aux protestations des principaux pays producteurs, l'Indonésie et la Malaisie, ainsi que de l'industrie agroalimentaire, les députés ont fortement revu ce jeudi à la baisse la surtaxation de cette huile. Ils sont en pleine discussions sur le projet de loi biodiversité.

En première lecture, à l'initiative des écologistes, la contribution additionnelle avaient été pensée ainsi: 300 euros la tonne en 2017, 500 euros en 2018, 700 en 2019 et donc 900 à partir de 2020.

"Ne pas destabiliser brutalement les approvisionnements"

Il s'agit "de ne pas déstabiliser brutalement les approvisionnements des entreprises installées en France, ainsi que les revenus des producteurs de ces huiles, qui se situent majoritairement dans des pays en développement", a justifié le socialiste Jean-Louis Bricout. Ce dernier devait même faire voter un amendement rendant cette taxation plus progressive (de 30 euros en 2017 à 90 euros en 2020). Mais il est arrivé en retard à la reprise de la séance, à 15 heures, au moment de défendre son amendement.

Au Sénat, les écologistes avaient justifié cette surtaxation par les "effets dévastateurs de la culture industrielle du palmier à huile sur la biodiversité". Si elle survit au parcours parlementaire, cette mesure ne s'appliquera de toute façon pas aux huiles issues d'une production "durable", ont décidé les députés.

A.R. avec AFP