BFM Business

La grogne de Nestlé contre les supermarchés

Le PDG de Nestlé France dénonce en particulier la chaîne Intermarché.

Le PDG de Nestlé France dénonce en particulier la chaîne Intermarché. - Fabrice Coffrini - AFP

Le géant de l'agroalimentaire accuse les supermarchés de "bafouer" les engagements pris lors des États généraux de l'alimentation en multipliant les baisses de prix.

Après les agriculteurs et quelques industriels, un grand groupe agroalimentaire, Nestlé France, est sorti du bois pour fustiger l'attitude des supermarchés, accusés de "bafouer" les engagements pris lors des États généraux de l'alimentation en multipliant les baisses de prix. "Dans le cadre des négociations commerciales annuelles, toutes les enseignes demandent une fois encore des baisses de prix... qui viendront une année de plus détruire de la valeur et alimenter la guerre des prix" écrit Richard Girardot, PDG de Nestlé France dans un billet de son blog, intitulé "C'est qui le patron?"

Il dénonce en particulier la chaîne Intermarché, qui lance "des offres promotionnelles de 70%" sur le Perrier, produit par Nestlé. "Quant aux promotions en général qui devaient se limiter en volume et en valeur, que penser des catalogues du moment qui proposent au-delà d'Intermarché, du -50% chez Carrefour, du 1+1 gratuit chez Géant Casino ou encore 40% de remise immédiate chez Cora?" s'interroge le responsable.

La "fuite en avant" de la distribution

"Toutes ces promotions (...) semblent bien loin des engagements de retour à la raison pris par les enseignes vis-à-vis des plus hautes autorités de l'État" note Richard Girardot, en fustigeant la "fuite en avant" de la distribution qui, "seule contre tous", poursuit "une guerre des prix qui met à genoux agriculteurs et industriels".

En attendant une loi qui doit interdire les promotions abusives, relever le seuil de revente à perte, et dont le texte doit être présenté en conseil des ministres le 31 janvier, les grandes enseignes s'étaient engagées lors des États Généraux de l'Alimentation, dans une "charte", à anticiper les principes de la future loi et à les respecter dès cette année.

D. L. avec AFP