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Comment le secteur culturel compte s'adapter au couvre-feu

Le secteur culturel craint les conséquences économiques du couvre-feu mais compte s'adapter à ce nouveau rythme en avançant les horaires les séances de cinéma et de théâtre.

L'annonce du couvre feu par Emmanuel Macron est un coup dur pour les professionnels de la nuit. Restaurateurs et cafetiers sont effondrés. Côté spectacle, les professionnels du secteur culturel pensent déjà à un plan B.

"On va avancer quelques séances pour que ce soit terminé à 20h30 pour que les gens puissent rentrer", a expliqué à BFMTV la dirigeante de l'Arlequin, un cinéma parisien.

Mais ces organisations ne résolvent pas tout. Pour les salles de théâtre, pas facile d'avancer les représentations.

"Ca va être difficile pour le public de s'adapter. Venir au théâtre à 19 heures, ce n'est pas habituel", soulève Richard Berry en ajoutant qu'il "faudra s'adapter". "Je ne veux pas baisser les bras, je n'arrêterai pas de jouer. Je jouerai à 18 heures s'il le faut".

A Marseille, Éric Di Meco ne baisse pas les bras. L'ancien footballeur a ouvert en centre-ville L'Espace Julien, une salle de spectacles où passent musiciens et humoristes locaux.

"On recommençait à organiser des concerts en respectant un contrôle sanitaire drastique comme les cinémas et les théâtres. D'une salle de 1000 places debout, on est à 300 assises. Le couvre feu bouscule nos plan, mais comme on ne lâche rien, on va avancer les concerts pour que tout le monde soit à la maison à 21 heures parce que le monde du spectacle et les intermittents ont besoin de travailler", a expiqué" Éric Di Meco à BFMTV.

Comme l'ex-footballeur, Richard Berry craint que ces mesures créent "à nouveau du chômage". Cet après-midi, le gouvernement devrait annoncer un plan d'aide pour les secteurs impactés par le couvre-feu.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco