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Brexit: Le Drian dénonce l'intransigeance irréaliste de Londres

Le drapeau du Royaume-Uni, le 30 janvier 2020, lors d'une manifestation contre le Brexit près du parlement européen à Bruxelles

Le drapeau du Royaume-Uni, le 30 janvier 2020, lors d'une manifestation contre le Brexit près du parlement européen à Bruxelles - Kenzo TRIBOUILLARD © 2019 AFP

Alors que la date fatidique du 31 octobre approche à grands pas, le ministère des Affaires étrangères tape du poing sur la table.

Au point mort. Les négociations entre l'Union européenne et Londres en vue d'organiser les relations entre la Grande-Bretagne et l'UE après le Brexit n'avancent pas et la France commence sérieusement à s'impatienter.

Les "négociations n'avancent pas en raison de l'attitude intransigeante et pour tout dire irrélaliste du Royaume-Uni", a déploré le ministre lors d'un discours devant les ambassadeurs de France en Europe, aux côtés de son homologue allemand Heiko Maas.

Rappelons qu'un accord doit être trouvé au plus tard fin octobre, avant la fin de la période de transition pour avoir un accord en place le 1er janvier 2021. Faute d'accord avant le 31 décembre, les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, s'appliqueraient aux relations commerciales entre ces partenaires. De quoi affaiblir des économies déjà frappées de plein fouet par la pandémie.

Sur BFM Business, Michel Barnier, le négociateur de l'UE pour le Brexit résume ainsi la situation: "La vérité de ce que je constate dans les négociations, et je suis déçu, c'est que les Britanniques ont poussé beaucoup de sujets qui les intéressent, sur le commerce, l'énergie, sur les transports, la sécurité intérieure... Et ils bloquent tout progrès sur les sujets qui nous intéressent, qui sont les règles du jeu".

Les discussions butent notamment sur les conditions de concurrence, l'UE refusant de voir surgir à sa porte une économie dérégulée. Pour illustrer ces profondes divergences dans ce domaine, Michel Barnier a pris l'exemple des transports routiers, affirmant que les Britanniques ne voulaient pas que certaines règles s'appliquent à leurs chauffeurs lorsqu'ils circulent sur le continent européen.

OC avec AFP