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Agnès Pannier-Runacher favorable à une ouverture des commerces le dimanche

Agnès Pannier-Runacher

Agnès Pannier-Runacher - LUDOVIC MARIN / AFP

Le gouvernement va examiner "avec bienveillance" la demande des fédérations de commerce de pouvoir ouvrir tous les dimanches du mois de décembre.

Le gouvernement regarde d'un oeil favorable la demande d'ouverture dominicale présentée par plusieurs fédérations de commerces pour le mois de décembre, a déclaré dimanche la ministre chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher.

"On regarde cette approche de manière favorable, ce d'autant plus que cela permet de respecter les jauges, il y a un intérêt sanitaire", a-t-elle dit sur Radio J.

"Donc on regardera avec bienveillance cette demande. Mais ce qui est notre boussole est l'équilibre entre économique et sanitaire", a-t-elle ajouté.

Concernant d'éventuelles extensions d'ouverture en début de soirée, que souhaitent certaines fédérations, "cela sera aussi le résultat d'une consultation. Mais ne tombons pas de l'autre côté du cheval et l'idée du gouvernement n'est pas de profiter d'une situation extraordinaire pour faire bouger les lignes du droit du travail", a-telle prévenu.

La ministre s'est contentée d'évoquer de nouveau une réouverture "autour du 1er décembre".

Une réouverture le 27 ou 28 novembre, "c'est possible"

Selon elle, "toutes les conditions sont réunies: un protocole sanitaire (...), deuxième élément, le report du Black Friday d'une semaine permettant d'éviter une cohue dans les magasins si on devait rouvrir un peu avant le 1er décembre et, si on ne devait pas rouvrir, d'éviter une situation où les uns pourraient faire du Black Friday parce qu'ils sont ouverts et les autres pas. Troisième élément, les conditions sanitaires, et chaque jour qui passe semble indiquer qu'elles sont réunies pour une réouverture".

Est-ce que cela pourrait être dès le 27 ou le 28 novembre? "Quand on dit "autour du 1er decembre", cela veut dire qu'on s'autorise à penser que c'est possible", a-t-elle répondu.

Elle a précisé que les coiffeurs étaient également concernés: "nous sommes en train de régler les détails avec eux, car le problème de la jauge de 8 m2 semble plus délicat à suivre que dans d'autres professions".

En revanche, pour les salles de spectacle et cinémas, "ce n'est pas la même chose", a-t-elle estimé: "si on sait renforcer les protocoles sanitaires, rien ne l'empêche, mais ce n'est pas tout à fait la même histoire: vous ne pouvez mettre un client dans 8 m2 dans une salle de cinéma, la salle de cinéma ne peut fonctionner, elle n'a plus de modèle économique".

Emmanuel Macron doit annoncer mardi soir les décisions du gouvernement sur les règles du confinement en cours.

OC avec AFP