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On a testé la thalassothérapie connectée

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Orange et le centre de thalassothérapie Serge Blanco viennent de lancer le premier service de cures connectées avec suivi personnalisé en France.

Alors que la mode est à la détox numérique, le centre de thalasso Serge Blanco à Hendaye a décidé de prendre le contrepied et de proposer, depuis le 1er juillet 2016, des cures connectées avec l’aide d’Orange.

L’idée est simple : pendant et après sa cure, le client disposera d’un bracelet connecté et de conseils personnalisés pour l’aider à atteindre ses objectifs. Trois cures bénéficient de cette option connectée : la cure minceur, la cure détox et la cure réveil corporel.

"Cette idée est née d’une frustration, explique Michel Gillot, directeur d’exploitation du groupe Blanco. Sur certaines cures, comme la cure minceur par exemple, le corps de certains clients entrait en résistance pendant la semaine de soins. Nous voulions donc pouvoir les accompagner après la cure pour leur permettre de poursuivre leurs efforts." Et pour l'avoir testé, ça fonctionne: le bracelet et les conseils des coachs donnent ce petit coup de pouce supplémentaire dont on peut avoir besoin pour se motiver.

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Avant son arrivée au centre, le client télécharge l’appli Thalasso Blanco (disponible sous iOS et Android) et l’appli relative au bracelet connecté préconisé par la thalasso en fonction de sa cure. A son arrivée, le bracelet lui est remis et le curiste va travailler tout au long de son séjour avec son coach sportif et la diététicienne en s’appuyant sur les données enregistrées par son tracker.

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Après la cure, il garde son bracelet et bénéficie d’un suivi par le personnel de la thalasso pendant trois mois. Ses données seront analysées et des conseils lui seront prodigués par chat, SMS, e-mail ou par Skype, doublés par des fiches conseils.

Un suivi personnalisé

Le concept fonctionne plutôt bien et incite à poursuivre les efforts commencés à Hendaye. Malgré quelques soucis de connexion entre le bracelet et le smartphone, l’appli Thalasso Blanco indique bien les données enregistrées par le bracelet. Pendant la séance de fitness, puis celle d'aquabike, on voit les pulsations grimper au fur et à mesure que l'on pédale et redescendre pendant la phase de récupération. Si l'on avait un doute, le bracelet confirme que ça travaille!

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Les données enregistrées permettent ensuite au coach d’expliquer à chacun le travail qu’il doit fournir : à partir de combien de minutes d'effort on commence à brûler des graisses, quel rythme cardiaque faut-il maintenir pour que l'effort soit efficace, etc. Quant à la diététicienne, elle se penche sur les habitudes alimentaires, le rythme de vie pour donner des conseils adaptés à chaque cas.

L'interface coach avec la courbe détaillée du rythme cardiaque du curiste.
L'interface coach avec la courbe détaillée du rythme cardiaque du curiste. © CB

Après la cure, le suivi se poursuit. Dès la première séance de sport, on reçoit un message du coach sportif qui explique comment optimiser ses efforts illustré par la courbe du rythme cardiaque. C'est réellement encourageant. Le but n'étant pas d'être intrusif, on peut choisir le moyen avec lequel on souhaite discuter avec le coach et même fixer une heure de rendez-vous, après le bureau ou à la pause déjeuner par exemple. 

Cher ou pas ?

Le forfait "connecté", qui s’ajoute au coût de la cure coûte 260 euros et comprend donc le bracelet (un Garmin, mais l'appli fonctionne aussi avec d'autres marques), le suivi pendant et après la cure comprenant douze contacts avec le coach ou la diététicienne. Et si les curistes souhaitent poursuivre ce coaching à distance, l’option est possible.

Certains pourront penser que c'est coûteux, en particulier ceux qui possède déjà un bracelet. Mais si on le décompose, il semble plus "raisonnable" : le bracelet Garmin Vivosmart HR coûte en effet autour de 130 euros et une séance de coaching fitness en ville revient à 45 euros de l'heure. Rien que le coaching pendant la cure dépasse le coût du forfait. 

Derrière cette nouveauté, on trouve des équipes d’Orange. Elles ont conçu l’appli de la thalasso, ont permis le transfert des informations collectées par l’appli du bracelet à celle de la thalasso – en toute sécurité – via la plate-forme Datavenue et offert une interface particulière aux coachs pour qu’ils puissent conseiller au mieux les curistes.

"Ce programme de co-innovation est une première, explique Luc Bretones, directeur du technocentre et d’Orange Vallée, mais nous espérons séduire d’autres centres de thalasso et pourquoi pas des clubs sportifs. Nous sommes au début d’une aventure."