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Les numéros de sécurité sociale d'enfants américains en vente sur le “dark web”

Des enfants d'une classe maternelle effectuent des activités ludique sous la surveillance d'une enseignante, le 28 novembre 2008. (Photo d'illustration)

Des enfants d'une classe maternelle effectuent des activités ludique sous la surveillance d'une enseignante, le 28 novembre 2008. (Photo d'illustration) - Mychele Daniau - AFP

Des hackers auraient accédé aux serveurs d’hôpitaux afin de dérober des données liées à des Américains nés entre 2000 et 2010.

Même les enfants sont visés par le vol de données. D’après le site américain Motherboard, des attaques contre des hôpitaux et des centres de pédiatrie ont permis à des hackers de mettre la main sur des informations très sensibles. Parmi elles, des noms, adresses, dates de naissance et numéros de sécurité sociale de mineurs américains âgés de 8 à 18 ans. Ces données sont désormais monnayées sur le “dark web”, une partie “cachée” du Web inaccessible en utilisant des navigateurs classiques et sur laquelle l’anonymat est total.

D’après la même source, un ensemble de données relatives à un individu est proposé pour 10 dollars, soit un peu moins de 9 euros. Il est également possible d’acheter ces informations par lot (environ 700 euros pour s’offrir les données de 250 jeunes américains).

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D’importants risques de fraude

Pour des individus mal intentionnés, mettre la main sur ces données pourrait s’avérer très rentable. “La plupart des enfants touchés [...] ne souscriront pas à un crédit avant cinq à dix ans. Une fenêtre largement suffisante pour causer de sérieux dégâts financiers” explique Emily Wilson, directrice de la recherche pour l’entreprise de cybersécurité Terbium Labs, à Motherboard. Parmi les risques les plus importants figure l’utilisation de ces données à des fins d’usurpation d’identité, par exemple pour emprunter de l’argent de manière frauduleuse.

Si les données liées à des particuliers sont fréquemment mises en vente sur le “dark web”, les hackers peuvent mettre à disposition des informations encore plus sensibles. Cet été, on apprenait que des accès à l’un des plus grands aéroports au monde y avaient été mis en vente. Quelques mois plus tôt, une plateforme de vente illégale proposait des photocopies de passeports à partir de quatre euros.

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech