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WhatsApp est de retour au Brésil après 12 heures de blocage

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La suspension de l'accès à WhatsApp par un juge avait suscité une énorme vague de mécontentement. Un autre magistrat a rétabli le service.

La colère des utilisateurs et de Mark Zuckerberg a porté ses fruits. WhatsApp, le populaire service de messagerie et téléphone par internet, a été rétabli hier jeudi 17 décembre 2015 au Brésil après la levée par un tribunal de Sao Paulo de l'interdiction judiciaire ayant suspendu le service pendant douze heures.

Les Brésiliens s'étaient réveillés jeudi sans WhatsApp et l'indignation était générale. Le service a été rétabli vers midi. "En raison des principes constitutionnels, il n'est pas raisonnable que des millions d'utilisateurs soient affectés", a indiqué le juge Xavier de Souza en charge de ce tribunal dans un communiqué.

C'est une juge de Sao Bernardo do Campo, en grande banlieue de Sao Paulo, qui avait ordonné cette suspension la veille pour mettre en application une ancienne décision de justice. Le service de messagerie aurait refusé de communiquer des informations dans le cadre d'une enquête policière, selon le site G1 de Globo.

Une solution disproportionnée

Mais le juge de Souza a estimé qu'il y avait d'autres moyens d'obliger l'entreprise à respecter la demande de la justice, sans causer de problèmes à tant de personnes qui n'ont rien à voir avec l'affaire, a précisé à l'AFP un porte-parole du tribunal qui a levé l'interdiction.

"C'est un jour triste pour le Brésil", avait réagi jeudi matin Mark Zuckerberg, avant de conseiller aux Brésiliens d'utiliser, en attendant, Facebook Messenger. Et il n’était pas le seul à avoir réagi. Au moins un des quatre grands opérateurs de téléphonie mobile du Brésil, Oi, avait fait appel de la sentence alléguant que le blocage portait préjudice à tous ses clients.

Le président de l'Agence nationale de télécommunications (Anatel, publique) Joao Rezende n'avait pas caché non plus son mécontentement. "La suspension n'est pas une solution car elle est disproportionnée et porte préjudice à des milliers d'utilisateurs", a-t-il déclaré au quotidien O Globo.

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C.B., avec AFP