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Même le super-ordinateur Watson, d'IBM, joue à Pokémon Go

Watson, le super-ordinateur d'IBM

Watson, le super-ordinateur d'IBM - IBM

Un ingénieur a développé une application pour faire jouer le super-ordinateur d’IBM à sa place à Pokémon Go et trouver ainsi plus facilement des spécimens rares.

On l’a vu gagner à Jeopardy, cuisiner et même composer des morceaux de musique. Watson, le super-ordinateur d’IBM, a appris ce week-end à jouer à Pokémon Go. Un hackathon était organisé en marge de la conférence AT&T Shap Tech Expo conférence à San Francisco. Des ingénieurs étaient conviés à développer des programmes pour Watson. Avec son application Pokémon Go, Michael Hsu a gagné le prix « du meilleur usage de Watson ».

Il a en fait utilisé l’API de reconnaissance visuelle de Watson en la combinant à la plateforme Internet des objets (IoT) du super-ordinateur afin que la machine joue pour lui.

Pour parvenir à ce résultat, Watson recourt aux données fournies par les smartphones des joueurs qui ont installé l'API d'IBM. L'approche n'est donc pas invasive, elle est réservée à ceux qui souhaitent participer. Pour être plus précis, des captures d'écran du jeu tournant sur les smartphones sont prises toutes les deux à trois secondes et envoyés à l'API de reconnaissance visuelle.

Cette dernière détecte si un Pokémon est à l'écran et l'identifie. Quand un Pokémon rare est détecté, la plate-forme IoT d'IBM entre en branle et la précieuse bestiole est signalée à tous les utilisateurs du service. Ainsi, si un joueur trouve un Electabuzz ou un Marowak, les autres joueurs savent où le trouver ultérieurement.

Développé lors d'un hackathon, ce programme ne devrait pourtant pas faire l'objet d'une application pour le grand public. "La fonctionnalité pourrait être incroyable mais cela poserait toutes sortes de problèmes de respect de la vie privée et d’accès aux données de Nintendo", souligne Bret Greenstein, le vice-président de la plateforme IoT de Watson.

Le code de l’application sera toutefois partagé sur GitHub, pour que d'autres développeurs puissent s'en inspirer ou développer des usages différents. Pour autant, Michael Hsu semble avoir atteint le Graal que recherche tout joueur de Pokémon Go : trouver un moyen de les attraper tous... En attendant qu'il change d'avis, il faudra continuer à marcher et à avoir de la chance.

Amélie Charnay