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Prix de l'immobilier : +20 % à Paris en 2010

Les prix s'installent au-dessus des 7500€/m²

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Les prix de l’immobilier à Paris ont progressé de plus de 20 % en 2010, et dépassent désormais les 7 500 euros, selon MeilleursAgents.com. Si la hausse se poursuit, des signes d'accalmie semblent poindre.

7 572 euros. C’est, selon le dernier baromètre MeilleursAgents.com, le prix que le mètre carré a atteint, en moyenne, au mois de décembre dans la capitale. Ce niveau, supérieur de 2 % à celui observé en novembre, confirme les dernières prévisions de la Chambre des Notaires d’Île-de-France, qui estimait début décembre que le prix du mètre carré parisien atteindrait le niveau record des 7 500 euros à la fin de l’année. Comme les notaires, MeilleursAgents évalue donc à un peu plus de 20 % l’ampleur de la hausse sur les douze derniers mois. Une hausse historique, désormais aussi marquée pour les petites surfaces (studios et deux pièces, en hausse de 21 %) que les grandes (+19,6 %). « Dans un contexte général de peur de l’avenir, la pierre a retrouvé, au même titre que l’or, son statut de valeur refuge, commente Sébastien de Lafond, président et fondateur de la société. La demande, très forte, a poussé les prix très haut partout où l’offre de biens est limitée, en particulier à Paris ».

Début de sagesse ?

Mais la hausse ne s’est pas arrêtée aux portes de la capitale. Passé le périphérique, MeilleursAgents.com, rapporte des hausses à deux chiffres dans le département des Hauts-de-Seine (20,3 % sur douze mois, à 5 759 euros du mètre carré), qui n’aura jamais autant mérité son surnom de « 21ème arrondissement de Paris », et le Val-de-Marne (+11,8 %, 4 089 euros). La Seine-Saint-Denis, moins prisée, enregistre malgré tout une progression de près de 9 % (3 168 euros). Au seul mois de décembre, le baromètre fait apparaître une hausse de 2,7 % dans les Hauts-de-Seine, mais deux baisses de 0,2 et 0,9 % dans le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis, « deux départements qui ne progressent globalement plus depuis six mois », commente Sébastien de Lafond, qui voit dans cette accalmie un possible « début de sagesse ».

« Au début de la crise en 2008, les prix en petite couronne avaient commencé à baisser six mois avant les prix parisiens, rappelle le dirigeant. La stabilisation, voire la baisse des prix dans ces départements est peut-être un signe avant-coureur d’un retour à plus grande rationalité dans la capitale ». La tendance à la stabilisation, voire à l’allongement des délais de transaction, déjà constatée la semaine dernière par le réseau Century 21, va dans le même sens. Dans un entretien à LaVieImmo.com, Laurent Vimont, président de Century 21 France, notait que « même si Paris est un marché à part en France, les acheteurs ne sont pas prêts à acheter n’importe quoi à n’importe quel prix. Une preuve que le marché est en train de se gripper : les délais de transactions, qui avaient fortement baissé tout au long de l’année, ont regagné 4 jours au quatrième trimestre », ajoutait-il, anticipant une poursuite du phénomène cette année. Sans prendre le risque de prédire l’évolution des prix en 2011, Sébastien de Lafond rappelle l’adage bien connu des « baissier », selon lequel « l’immobilier est comme les arbres, il ne monte pas jusqu’au ciel ».

Emmanuel Salbayre